Le président américain a déclaré que l’armée envisageait des options très fortes pour agir contre l’Iran, alors que le régime a tué des centaines de manifestants.
Interrogé par des journalistes à bord de l’Air Force One, il a été invité à dire si le régime avait franchi sa ligne rouge, lui qui s’était engagé à cibler la République islamique si elle tuait des manifestants.
« Ils commencent à [la franchir]. Il semble que [ce soit le cas]. Il semble que certaines personnes qui n’auraient pas dû être tuées l’ont été… Ils gouvernent par la violence », a-t-il répondu.
« Nous examinons la situation très sérieusement. L’armée l’examine et nous étudions des options très fermes. Nous prendrons une décision », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il recevait des informations toutes les heures sur l’évolution des manifestations.
Trump a déclaré qu’il s’entretiendrait bientôt avec Elon Musk au sujet de la possibilité de rendre le service Internet par satellite Starlink pleinement opérationnel en Iran afin d’aider les manifestants qui sont confrontés à une coupure d’Internet ordonnée par le gouvernement depuis la fin de la semaine dernière.
Certains manifestants sont parvenus à accéder à Internet via des terminaux Starlink introduits clandestinement dans le pays, mais le service n’est pas officiellement opérationnel en Iran.
Alors que l’Iran a indiqué qu’il pourrait prendre pour cible les bases militaires et commerciales américaines si Washington attaquait, Trump a déclaré : « S’ils font cela, nous les frapperons à un niveau qu’ils n’ont jamais connu auparavant… J’ai des options très puissantes. »
Plus tard, au cours de la conférence de presse, Trump a affirmé que l’Iran avait contacté les États-Unis hier pour proposer un nouveau cycle de négociations sur le nucléaire.
« Une réunion est en cours d’organisation… Ils veulent négocier », a-t-il confirmé, avant d’ajouter : « Nous devrons sans doute agir avant la réunion. »
Interrogé sur l’état d’avancement de l’organe international de surveillance de Gaza, le « Conseil de Paix », dont la création était prévue cette semaine, Trump a évité de donner un calendrier.
Son administration avait initialement prévu de dévoiler le « Conseil de Paix » le mois dernier, mais elle a reporté l’annonce à plusieurs reprises.