La famille d’Oron Shaul au Hamas : Si vous prétendez qu’il est vivant, prouvez-le
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La famille d’Oron Shaul au Hamas : Si vous prétendez qu’il est vivant, prouvez-le

La mère du soldat mort au combat promet de "mettre le pays sans dessus dessous" pour le libérer, si la preuve de sa vie est fournie

Zehava Shaul, la mère d'Oron Shaul, pendant une conférence de presse chez elle à Poria Illit, le 13 décembre 2015 (Crédit photo : Basel Awidat/Flash90)
Zehava Shaul, la mère d'Oron Shaul, pendant une conférence de presse chez elle à Poria Illit, le 13 décembre 2015 (Crédit photo : Basel Awidat/Flash90)

La mère d’un soldat de Tsahal, qu’Israël a déclaré mort au combat dans la bande de Gaza en juillet 2014, a exigé que le Hamas apporte la preuve physique que son fils est toujours en vie, après que l’organisation terroriste palestinienne ait publié une lettre, qu’elle affirme avoir été écrite par lui.

Oron Shaul a été tué au cours de l’opération Bordure protectrice, une campagne militaire de 50 jours menée en été 2014 contre le Hamas à Gaza. Sa dépouille, ainsi que celle d’un autre soldat, Hadar Golin, n’a pas été récupérée et Israël a classé les deux soldats comme « morts au combat. »

En réponse à une lettre qui donne froid dans le dos que le Hamas prétend qu’elle avait été écrite par Oron Shaul et publiée dimanche matin par le Hamas, sa mère, Zehava, a exigé des preuves matérielles que son fils était encore en vie, en promettant que la famille « mettrait le pays sans dessus dessous » afin de le ramener à la maison.

La lettre était un prétendu appel émotionnel d’Oron à ses parents endeuillés suppliant pour sa libération, dans une tentative apparente du Hamas de tirer parti de l’espoir de la famille qu’il est encore vivant dans la négociation d’un échange de prisonniers.

Des sources du Hamas ont déclaré dimanche soir au Times of Israel que l’organisation terroriste était prête à révéler des informations sur les deux soldats, dont il est supposé détenir les corps, à condition qu’Israël libère certains de ses membres actuellement détenus en prison.

Mort ou vivant, un soldat israélien est une monnaie d’échange précieuse. Israël a procédé par le passé avec des organisations ennemies (dont le Hamas) à des échanges de prisonniers ou de corps pour ramener des Israéliens au pays.

Le Hamas a toujours laissé planer le doute sur le sort d’Oron Shaul et Hadar Goldin.

Le Hamas ne dira pas un mot « sur un échange de prisonniers avant la libération de la dernière vague » de détenus palestiniens qui devaient être élargis en échange de la libération d’un soldat israélien (Gilad Shalit) retenu par le Hamas à Gaza, et « de la libération de ceux qui ont ensuite été de nouveau arrêtés par l’occupant israélien », a prévenu lundi Mahmoud Zahar, haut dirigeant du Hamas devant une foule rassemblée pour les célébrations du 28e anniversaire du mouvement.

« Tout échange se fera selon nos conditions », a insisté cette figure de proue de la ligne dure du Hamas.

Le Hamas affirme entretenir des « contacts indirects » avec Israël pour parvenir à une trêve de longue durée en échange d’un allègement du blocus imposé par Israël depuis la capture du soldat Shalit en 2006.

Israël a annoncé en juillet que deux autres Israéliens étaient retenus par le Hamas à Gaza.

AFP a contribué à cet article.

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