La fenêtre de l’abri fortifié où Ido Avigal est mort était en bon état
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La fenêtre de l’abri fortifié où Ido Avigal est mort était en bon état

Le porte-parole militaire a dit que la mort de l'enfant, tué par un éclat d'obus, avait été entraînée par une convergence d'événements "incroyables"

Un immeuble directement frappé par une roquette à Sderot, le 12 mai 2021. (Crédit : municipalité de Sderot)
Un immeuble directement frappé par une roquette à Sderot, le 12 mai 2021. (Crédit : municipalité de Sderot)

Le plaquage extérieur de la fenêtre de la pièce fortifiée d’un appartement de Sderot où un petit garçon de cinq ans a été tué, mercredi, semble avoir été aux normes, ont commenté les responsables, jeudi.

Ido Avigal a été tué à l’intérieur de la pièce blindée quand un éclat d’obus provenant d’une roquette tirée par les terroristes de Gaza a percé le plaquage métallique de protection utilisé pour recouvrir la fenêtre.

Le porte-parole de Tsahal, Hidai Zilberman, a déclaré que l’incident ayant entraîné la mort de l’enfant avait résulté d’une convergence d’événements « incroyablement rare ».

« C’est un morceau de roquette qui est arrivé dans un angle très spécifique, à une vitesse très spécifique et à un point très spécifique », a commenté Zilberman, notant que le plaquage de la fenêtre avait été correctement construit.

Toutefois, la Douzième chaîne a déclaré qu’il semblait que le plaquage avait été fabriqué conformément aux anciennes normes – qui exigeaient 12 mm d’épaisseur. Les nouvelles normes, qui ont été introduites il y a deux ans, exigent une épaisseur d’au moins 16 mm. Un expert a dit à la chaîne qu’il pensait que l’éclat d’obus n’aurait jamais pu pénétrer avec un plaquage aux nouvelles normes.

De son côté, la Treizième chaîne a annoncé que les responsables réfléchissaient à faire changer tous les plaquages dans toutes les salles fortifiées des communautés situées aux abords de Gaza.

Au vu de l’incident, les militaires ont vivement recommandé aux Israéliens de s’assurer que les plaquages, aux fenêtres, étaient pleinement fermés, leur donnant pour instruction de rester en-dessous du niveau de la fenêtre lorsque les sirènes se font entendre.

La mère d’Ido Avigal avait attrapé le petit garçon et l’avait emmené dans la pièce blindée quand les sirènes avaient retenti à Sdérot, mercredi soir, lors de nombreux tirs de roquettes en direction du sud du pays et de la zone métropolitaine de Tel Aviv. Toutefois, malgré leur enfermement dans la pièce, l’éclat d’obus était parvenu à percer la fenêtre de l’abri et le jeune garçon avait été grièvement blessé. Sa mère et sa petite sœur de sept ans avaient également été touchés. La mort d’Ido avait été prononcée quelques heures plus tard. Le cousin d’Ido, 7 ans, est en soins intensifs.

La roquette avait aussi blessé quatre autres personnes.

Ido Avigal, tué dans sa maison de Sdérot par une roquette lancée depuis Gaza, le 12 mai 2021. (Crédit : Twitter)

« Hier, nous étions à la maison et les enfants s’ennuyaient un peu et mon épouse, Shani, est allée avec eux chez sa sœur, deux immeubles plus loin », avait raconté à la Treizième chaîne le père d’Ido, Asaf Avigal.

Quand il avait entendu les sirènes, Avigal avait dit être allé dans l’abri situé dans leur habitation. Quand les sirènes s’étaient tues, il avait quitté la pièce et envoyé un message à sa famille « comme nous le faisons habituellement ».

« Personne ne m’a répondu », a-t-il continué. « J’ai marché vers l’immeuble et soudainement, j’ai aperçu une femme blessée à l’intérieur d’une ambulance. C’était mon épouse. Elle m’a dit : ‘Asaf, Ido est mort’. Je n’ai pas compris comment une telle chose avait pu arriver, je m’en voulais tellement. Je n’arrive pas à croire que mon fils est mort. C’est une catastrophe ».

La mère de l’enfant se trouve encore à l’hôpital, dans un état grave.

Ido Avigal est l’une des sept personnes tuées en Israël depuis le début des combats menés contre les groupes terroristes palestiniens de Gaza, lundi soir, qui avaient envoyé plusieurs roquettes sur Jérusalem.

Les autres victimes sont Leah Yom-Tov, 63 ans, de Rishon Lezion ; Soumya Santosh, 32 ans, aide-soignante d’origine indienne ; Khalil Awwad, 52 ans, et sa fille de 16 ans, Nadeen, de Dahmash, près de Lod et Nela Gurvitch, 52 ans, originaire d’Ashkelon.

Mercredi, Omer Tabib, 21 ans, soldat de l’armée israélienne originaire d’Elyakim, a été tué par un missile antichar lancé contre la jeep dans laquelle il se trouvait, à la frontière avec la bande de Gaza. Deux autres militaires ont été blessés ainsi que Gil Timor, adjoint au maire de la région Hof Ashkelon, qui a été blessé lorsqu’il a aidé à sortir les autres occupants du véhicule.

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