La FIFA aux Palestiniens : « Nous ne sommes pas le terrain de jeu du conflit israélo-palestinien »
Rechercher

La FIFA aux Palestiniens : « Nous ne sommes pas le terrain de jeu du conflit israélo-palestinien »

L'AP se tourne vers la Cour d'Arbitrage pour le Sport après que le corps du football mondial a rejeté la demande de sanctionner Israël pour les équipes jouant en Cisjordanie

Jibril Rajoub, cadre du Fatah et président de la Fédération palestinienne de football à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Jibril Rajoub, cadre du Fatah et président de la Fédération palestinienne de football à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Des efforts palestiniens destinés à faire sanctionner Israël par la FIFA au sujet de l’activité des clubs de football israéliens en Cisjordanie ont profondément irrité l’organisation mondiale du football, selon un reportage de Hadashot (anciennement Deuxième chaîne).

La FIFA a rejeté la demande de l’Association palestinienne de football qui visait à prendre des mesures punitives contre six équipes israéliennes basées dans des implantations situées au-delà de la Ligne verte.

Le groupe palestinien a fait valoir que les clubs violaient les statuts de la FIFA interdisant aux associations membres de jouer dans le territoire d’une autre nation sans autorisation.

Israël a déclaré que les règles de la FIFA sont inapplicables car il n’y a pas de frontière permanente et reconnue dans la région.

Dans sa décision vendredi, la FIFA a semblé accepter la position israélienne.

Selon les médias israéliens, la FIFA considère la question comme un conflit politique entre Israéliens et Palestiniens et avait donc choisi de ne pas intervenir.

Le PFA – dirigé par Jibril Rajoub, haut responsable du Fatah – n’a pas renoncé pour autant à faire punir Israël et s’est ainsi tourné vers la Cour internationale d’arbitrage pour le sport.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a envoyé une lettre au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, affirmant que son organisation était fatiguée d’être entraînée dans des affaires politiques internes.

« Nous ne sommes pas le terrain de jeu du conflit israélo-palestinien », écrit Infinino, selon Hadashot.

Gianni Infantino, au centre, nouveau président de la FIFA, après son élection à la tête de la Fédération à Zurich, le 26 février 2016. (Crédit : Olivier Morin/AFP)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...