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La fille de Ron Arad aux familles d’otages : Méfiez-vous des promesses du gouvernement

Yuval Arad, dont le père, pilote, est porté disparu depuis 1986, écrit : "On nous a aussi dit 'on fait le maximum", et demande un accord pour libérer les otages détenus par le Hamas

Yuval Arad, la fille de Ron Arad, le 9 mars 2009 (Crédit : Uri Lenz/Flash 90)
Yuval Arad, la fille de Ron Arad, le 9 mars 2009 (Crédit : Uri Lenz/Flash 90)

La fille de l’aviateur israélien disparu Ron Arad a appelé mercredi le gouvernement à parvenir à un accord sur la libération des otages détenus par des terroristes à Gaza, et a conseillé aux familles des otages actuels de ne pas se fier aux promesses du gouvernement selon lesquelles il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour les ramener à la maison.

Dans une publication sur la page Facebook de sa mère Tami, Yuval Arad a écrit que les campagnes de sensibilisation ne suffiront pas à ramener les otages à la maison et que le gouvernement doit « assumer ses responsabilités » et faire des choix « douloureux » dans ses négociations avec le Hamas s’il entend résoudre la situation.

En 1986, le pilote de l’armée de l’air Ron Arad s’était éjecté de son avion lors d’une mission au-dessus du Sud-Liban. Après des dizaines d’années de recherche, Israël n’a jamais réussi à le localiser et son sort reste un mystère, même s’il est présumé mort.

Le 7 octobre, le Hamas a mené un assaut meurtrier contre Israël, tuant 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et enlevant au moins 240 personnes qui ont été prises en otage dans la bande de Gaza, et dont 132 seraient encore aux mains du groupe terroriste.

Yuval écrit que quand son père a été capturé, « on nous a dit ‘nous faisons le maximum’. On nous a aussi dit ‘patience’. On a aussi compté les jours, les nuits, les semaines, les mois et les années », a écrit Arad.

« Et on a également supplié la Croix-Rouge, et on a fait le tour du monde pour rencontrer des responsables de la communauté internationale pour leur demander d’exercer des pressions. Et il y a eu des rubans jaunes et des ballons bleus, des vidéos de sensibilisation, des interviews dans les médias et des demandes d’aide. Voilà pourquoi j’écris ces lignes. Parce que non seulement l’histoire se répète sous mes yeux, mais il semble que les gens refusent de tirer les leçons de l’histoire, et je n’en peux plus », a-t-elle écrit.

Ron Arad, officier de l’armée de l’air israélienne disparu, photographié par des militants d’Amal au Liban en 1987. (Crédit : Wikipedia)

« Pour ramener les otages à la maison, les dirigeants, le gouvernement et son chef, devront prendre des décisions difficiles », a exhorté Yuval. « Il faudra négocier avec une organisation terroriste meurtrière, et surtout renoncer à certaines choses, faire des concessions douloureuses. Elles nous feront du mal en tant que peuple et pays, et elles feront du mal aux ministres de ce gouvernement sur le plan politique. Et voilà précisément la raison pour laquelle il n’y a pas d’accord ».

« Pour conclure un accord, il faut prendre ses responsabilités, se tenir devant les caméras, regarder droit devant soi et dire ‘nous avons pris une décision’. Et tout cela ne se produit pas parce que le leadership et la responsabilité sont deux qualités qui ont également disparu. Et elles doivent être recouvrées, tout comme les 136 civils blessés et souffrants », a écrit Arad.

Selon Israël, Ron Arad aurait été capturé par le mouvement chiite Amal avant d’être remis à l’Iran, et transféré du Liban à l’Iran, puis de nouveau au Liban.

Au cours des deux premières années de sa captivité, plusieurs signes de vie ont été envoyés, notamment des photos et des lettres. La dernière date du 5 mai 1988.

On présume qu’Arad est mort depuis de nombreuses années, mais les rapports des services de renseignement divergent quant aux circonstances, à la date et au lieu de son décès.

Israël a répondu à l’attaque du Hamas par une campagne militaire qui visait à éliminer le groupe terroriste, à le priver du pouvoir à Gaza et à restituer les otages.

On estime qu’il reste 132 otages à Gaza – pas tous en vie – suite à la libération de 105 civils par le Hamas lors d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre. Quatre otages avaient été libérées auparavant et une autre avait été secourue par l’armée israélienne. Les dépouilles de huit otages ont également été retrouvées et trois otages ont été tués par erreur par l’armée. L’armée israélienne a confirmé la mort de 25 des otages encore aux mains du Hamas, citant de nouveaux renseignements et de nouvelles preuves obtenus par les troupes opérant dans la bande de Gaza.

Les familles des otages de Gaza tenant une conférence de presse, sur la « Place des Otages », devant le Musée d’art de Tel Aviv, le 7 janvier 2024. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le Hamas détient également les dépouilles des soldats de Tsahal tombés au combat en 2014, Oron Shaul et Hadar Goldin, ainsi que de deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient tous deux en vie après être entrés dans la bande de leur propre chef, en 2014 et 2015 respectivement.

Mercredi, la presse israélienne a indiqué qu’Israël était en train d’étudier une proposition qatarie visant à conclure un accord prévoyant la libération des otages et un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

Selon les articles de multiples organes de presse, la proposition préliminaire de Doha prévoirait qu’Israël autorise les dirigeants du Hamas à quitter Gaza en échange de la libération progressive de tous les otages restants, ainsi que de la fin de l’offensive menée par l’armée israélienne.

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