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La frappe à Gaza a fortement réduit la production de roquettes du Hamas – Tsahal

En réponse aux roquettes, 16 tonnes d'explosifs détruites par des bombes bunker buster lancées sur des installations souterraines où sont aussi fabriqués des drones selon Tsahal

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

La frappe aérienne israélienne de samedi dans la bande de Gaza a considérablement diminué les capacités de production d’armes du groupe terroriste Hamas, d’après des responsables militaires.

La frappe importante contre l’installation souterraine du Hamas a eu lieu en réponse aux tirs de roquettes lancées depuis l’enclave côtière sur le sud d’Israël, qui n’ont fait ni blessés ni dégâts.

L’armée israélienne a déclaré samedi que l’installation visée était « l’un des sites les plus grands et plus importants de la bande de Gaza pour la fabrication de matériaux de base utilisés dans les roquettes des groupes terroristes », ajoutant que l’attaque entraverait considérablement la capacité du groupe terroriste à fabriquer des missiles.

Dimanche, le porte-parole militaire Ran Kochav a déclaré à Ynet que le site souterrain était également utilisé pour la fabrication de drones.

« Dans ce cas précis, [Tsahal a lancé] 16 tonnes d’explosifs dans un hall et une installation souterraine de production de drones », a déclaré Kochav.

Sans citer ses sources, la Douzième Chaîne a affirmé que les missiles utilisés lors de la frappe étaient de type GBU-28 bunker buster. Cette arme guidée par laser, d’une charge utile de 286 kilogrammes, a la capacité de pénétrer dans des bunkers fortifiés se trouvant profondément enfouis sous la surface du sol.

Des projections de feu après une frappe aérienne israélienne en réponse à des tirs de roquettes, dans la ville de Gaza, le 16 juillet 2022. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Les GBU-28 ont été vendus en secret à Israël en 2009 et ont depuis été utilisés à Gaza, principalement contre les systèmes de tunnels du Hamas.

En réponse à de nouveaux tirs de roquettes samedi, l’armée a frappé un autre site du Hamas, qui, selon elle, servait d’installation de production d’armes.

M. Kochav a ajouté qu’il était plus important pour Tsahal de bloquer les capacités de tir de roquettes du Hamas que de frapper les postes d’observation du groupe terroriste, qui sont situés le long de la frontière avec Israël.

 » Il existe une vingtaine ou une trentaine de ces postes le long de la bande de Gaza, et chaque fois qu’un nouveau poste est érigé… il est plus important de viser les roquettes du Hamas que les postes d’observation, qui sont certes intrusifs, mais n’ont pas d’impact militaire », a-t-il déclaré.

La bande de Gaza étant soumise à un blocus strict par Israël et l’Égypte depuis plus de 15 ans, une grande partie de l’arsenal du Hamas est fabriquée localement, souvent avec des pièces et des matériaux introduits en contrebande.

Les membres de l’aile militaire du groupe terroriste du Hamas défilent à Khan Younès, le 27 mai 2021. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

Un reportage de la Douzième chaîne a indiqué que le site était spécifiquement utilisé pour transformer des matériaux dits à double usage, tels que des engrais agricoles, en explosifs et en carburant pour roquettes.

Le reportage a ajouté que la décision d’effectuer des frappes sur cette installation importante a été prise en sachant que le prix à payer pourrait être une escalade significative des hostilités, les tirs de roquettes ont été considérés comme une occasion de mettre l’installation hors service.

Selon Kochav, l’armée a estimé que cette attaque n’entraînerait pas d’escalade et le Hamas a indiqué qu’il ne souhaitait pas envenimer la situation : « Nous ne savons pas avec certitude qui a tiré, mais nous savons qui n’a pas tiré, et le Hamas s’est empressé de dire qu’il n’était pas à l’origine des roquettes de samedi… il a été dissuadé », a déclaré Kochav.

« Cet événement spécifique est derrière nous. J’espère que nous aurons un été tranquille, mais le rôle de Tsahal est de se préparer et d’être prêt à la défense, à l’attaque et au renseignement, et pas seulement à Gaza », a-t-il ajouté.

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