La Haute cour rejette une demande d’annulation de l’accord de Ghattas
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La Haute cour rejette une demande d’annulation de l’accord de Ghattas

Des extrémistes de droite n’ont pas réussi à annuler l’accord signé par l’ancien député arabe, accusé d’avoir transmis des téléphones à des terroristes emprisonnés

L'ancien député Basel Ghattas pendant une conférence de presse avec les autres membres du parti Balad à Nazareth, le 17 mars 2017. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)
L'ancien député Basel Ghattas pendant une conférence de presse avec les autres membres du parti Balad à Nazareth, le 17 mars 2017. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

La Haute cour de Justice a rejeté mercredi une pétition de droite demandant l’annulation d’un accord judiciaire conclu entre les procureurs et l’ancien député Basel Ghattas, qui est accusé d’avoir utilisé sa position pour transmettre des téléphones portables à des terroristes palestiniens emprisonnés en Israël.

Ghattas, de la Liste arabe unie, a démissionné dimanche de la Knesset dans le cadre de cet accord judiciaire, où il a accepté de passer deux ans en prison. Son procès doit commencer mercredi à la cour des magistrats de Beer Sheva.

La pétition demandant l’annulation de cet accord a été déposée par quatre militants d’extrême-droite : l’ancien député Michael Ben Ari, Bentzi Gopstein, le fondateur de l’association Lehava, Baruch Marzel et l’avocat Itamar Ben Gvir.

Le juge Menachem Mazuz a déclaré qu’il n’avait trouvé aucune raison de ne pas accepter la pétition.

Benzi Gopstein, au centre, Michael Ben-Ari, à gauche, et Itamar Ben Gvir devant le mont du Temple de la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 octobre 2014. (CRédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Benzi Gopstein, au centre, Michael Ben-Ari, à gauche, et Itamar Ben Gvir devant le mont du Temple de la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 octobre 2014. (CRédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les procureurs ont présenté vendredi l’inculpation de Ghattas à la cour des magistrats de Beer Sheva.

Après cette inculpation, Ghattas a déclaré pendant une conférence de presse à Nazareth qu’il avait été injustement persécuté parce qu’il était un député arabe.

Les autorités israéliennes ont « franchi une série de lignes rouges parce que je suis un député arabe, a déclaré Ghattas. Vous savez tous qu’il y a eu des enquêtes contre d’autres députés, des ministres et des Premiers ministres, le président et de haut gradés de l’armée, qui ont été soupçonnés de crimes bien plus graves, et personne n’a été arrêté ou n’a vu son immunité [parlementaire] révoquée. »

Mardi, Juma Azbarga, membre du parti Balad, a prêté serment et est devenu député pour remplacer Ghattas.

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