La Maison Blanche refuse de soutenir la solution à deux Etats
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La Maison Blanche refuse de soutenir la solution à deux Etats

Sean Spicer a déclaré que “le président est engagé pour la paix” et discutera du sujet avec Netanyahu quand il sera à Washington

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant la conférence de presse quotidienne de la Maison Blanche, le 23 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)
Sean Spicer, attaché de presse de la Maison Blanche, pendant la conférence de presse quotidienne de la Maison Blanche, le 23 janvier 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

WASHINGTON – L’administration Trump a refusé vendredi de soutenir ouvertement la solution à deux Etats pour en finir enfin avec le conflit israélo-palestinien. L’attaché de presse se contentant de déclarer que « le président est engagé à la paix ».

La solution à deux Etats, à laquelle Israël s’est officiellement engagée, est vue comme le seul moyen de mettre fin au conflit par l’immense majorité de la communauté internationale, et par les trois derniers présidents américains.

Sean Spicer, l’attaché de presse de la Maison Blanche avait déclaré jeudi que de nouvelles implantations en Cisjordanie ou l’extension des implantations existantes au-delà de leurs périmètres actuels « pourraient ne pas aider » à conclure un accord de paix.

Interrogé spécifiquement pour préciser si la solution à deux Etats faisait partie des objectifs du président américain Donald Trump, Spicer a dit vendredi aux journalistes que « le président est engagé à la paix ». Il a ajouté:« c’est son objectif. Je pense que quand le président et le Premier ministre Netanyahu se rencontreront ici […], cela sera évidemment le sujet [de leur conversation]. »

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le candidat républicain à l’élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Les deux dirigeants se rencontreront le 15 février à Washington.

Spicer est également allé un peu plus loin que sa déclaration de jeudi en déclarant que le changement des réalités sur le terrain « ne va pas aider à avancer ».

« Au final, l’objectif est la paix, a-t-il ajouté. Et je pense que c’est ce que vous devez garder en tête. »

La veille, l’administration avait pour la première fois pris position sur la question des implantations, en publiant un communiqué qui mettait Israël en garde contre l’extension de sa présence en Cisjordanie.

Ce communiqué était une réponse à l’approbation par Israël de plusieurs milliers de logements à l’est de la Ligne verte depuis l’investiture de Trump, ainsi qu’à l’annonce de la construction d’une toute nouvelle implantation, la première en 25 ans.

Le ministre de l'Education Naftali Bennett avant une réunion extraordinaire de son parti HaBayit HaYehudi dans l'implantation de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 2 janvier 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l’Education Naftali Bennett avant une réunion extraordinaire de son parti HaBayit HaYehudi dans l’implantation de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 2 janvier 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Certains dirigeants de la droite israélienne ont déclaré que l’élection de Trump marquait une opportunité pour aller au-delà de la solution à deux Etats, vers l’annexion de grandes parties de la Cisjordanie.

Jeudi, la Maison Blanche avait déclaré que « bien que nous ne pensions pas que l’existence des implantations soit un obstacle à la paix, la construction de nouvelles implantations ou l’extension des implantations existantes au-delà de leurs limites actuelles pourrait ne pas aider. »

Jeudi, le département d’Etat avait annoncé que le nouveau secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avait appelé Netanyahu, sans préciser de quoi les deux hommes avaient parlé.

Bien qu’Israël ait cessé de créer des implantations au début des années 1990, les avant-postes construits depuis ont souvent été approuvés de manière rétroactive, et les implantations existantes se sont étendues.

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