Netanyahu rencontrera Trump à la Maison Blanche le 15 février
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Netanyahu rencontrera Trump à la Maison Blanche le 15 février

Le Premier ministre “apprécie la sympathique invitation” et discutera de la coopération sécuritaire vitale entre les deux pays

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait se rendre à Washington, D.C., pour sa première rencontre avec le président américain Donald Trump, le 15 février, a annoncé lundi la Maison Blanche.

« Notre relation avec la seule démocratie du Moyen Orient est cruciale pour la sécurité de nos deux pays et le président attend avec impatience de discuter des coopérations continues dans les domaines stratégiques, technologiques, militaires et des renseignements avec le Premier ministre », a déclaré Sean Spicer, l’attaché de presse de la Maison Blanche.

Dans un communiqué publié lundi soir, Netanyahu a déclaré qu’il « appréciait grandement la sympathique invitation du président Trump à Washington et ses paroles chaleureuses sur Israël. »

« J’attends avec impatience de discuter avec lui des sujets de coopération entre nous qui sont si vitales à la sécurité et au bien-être de nos deux nations », a déclaré Netanyahu.

Les deux dirigeants, qui se sont parlés au téléphone la semaine dernière, devraient discuter de plusieurs sujets, notamment du conflit israélo-palestinien et de l’accord nucléaire iranien, ainsi que de l’agression actuelle de Téhéran.

Le président américain Barack Obama et le Premier ministre Benjamin Netanyahu après une conférence de presse à la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 20 mars 2013. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Le président américain Barack Obama et le Premier ministre Benjamin Netanyahu après une conférence de presse à la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 20 mars 2013. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Les deux hommes se sont mis d’accord pour se rencontrer pendant leur conversation téléphonique de la semaine dernière, et le face-à-face devrait être au cœur d’une remise à zéro des relations entre Jérusalem et Washington, suite aux années d’acrimonie pendant que le président Barack Obama était au pouvoir.

Une heure avant l’annonce de lundi, Netanyahu a déclaré qu’il discuterait de l’accord nucléaire et de la remise en place de sanctions sur l’Iran suite au lancement d’un missile balistique par Téhéran.

L’Iran a testé pendant le week-end un missile à capacité nucléaire, une « violation flagrante » d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, a déclaré Netanyahu dans un communiqué publié sur internet.

Pendant sa prochaine rencontre avec Trump, il « abordera le besoin d’un renouvellement de sanctions contre l’Iran, des sanctions contre les missiles balistiques mais aussi d’autres sanctions, contre [le sponsoring par l’Iran du] terrorisme, et également pour traiter de tout cet accord nucléaire qui est un échec », a-t-il déclaré.

« Je sais que ce sujet n’inquiète pas uniquement les Etats-Unis et Israël, mais aussi beaucoup de pays de la région. Nous porterons ce sujet parce que l’agression iranienne ne doit pas rester sans réponse », a-t-il ajouté.

Netanyahu a juré à plusieurs reprises de parler de l’Iran à Trump, particulièrement du pacte nucléaire que le régime des ayatollahs a signé avec six puissances mondiales en 2015, qu’il considère comme une erreur historique.

Trump a inlassablement critiqué l’argument, même si le président n’a pas exprimé d’intention de l’abroger depuis qu’il a pris le pouvoir.

Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, roi d'Arabie saoudite, le 1er janvier 2013. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)
Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, roi d’Arabie saoudite, le 1er janvier 2013. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

Dans une conversation téléphonique avec le roi Salmane d’Arabie saoudite cette semaine, Trump a simplement promis de « faire appliquer rigoureusement » l’accord nucléaire et de « traiter des activités régionales déstabilisatrices de l’Iran », selon un communiqué au sujet de l’appel publié par la Maison Blanche.

Un autre sujet principal de la rencontre entre Netanyahu et Trump sera le futur du processus de paix israélo-palestinien, et particulièrement de la question tendue de savoir si les Etats-Unis déplaceront leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem.

Alors qu’il était candidat, Trump a promis à plusieurs reprises de déplacer rapidement l’ambassade, mais depuis qu’il est président, il a semblé se rétracter.

« Vous savez, c’est une très grande décision, parce que chaque président de nos derniers présidents, et il y en a eu beaucoup, ils arrivent et ils allaient le faire et tout d’un coup ils décident qu’ils ne veulent pas être impliqués. C’est une grande grande décision », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à une chaîne de télévision chrétienne et diffusé lundi.

Quand il lui a été demandé qu’elles étaient les chances qu’il prenne cette décision, il a répondu que « eh bien, il y a certainement une chance, absolument. Mais nous faisons des études très détaillées là-dessus et nous déciderons très bientôt. Je déteste faire ça parce ce n’est pas moi : des études. D’habitude, je fais ce qui est juste. Mais il y a deux facettes à cela. Pas facile. »

Netanyahu a déjà rencontré Trump pendant un voyage à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. Depuis que Trump a été élu, Netanyahu a pris la peine d’éviter de critiquer le nouveau président, y compris après la signature du décret exécutif interdisant l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans.

Dan Shapiro, ambassadeur des Etats-Unis en Israël, pendant la conférence diplomatique du Jerusalem Post, à Jérusalem, le 23 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Dan Shapiro, ambassadeur des Etats-Unis en Israël, pendant la conférence diplomatique du Jerusalem Post, à Jérusalem, le 23 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Samedi, Netanyahu a semblé soutenir sur Twitter le mur de Trump à la frontière avec Mexico, déclenchant une querelle diplomatique et poussant l’ancien ambassadeur américain en Israël, Dan Shapiro, à supposer que le dirigeant israélien était « pressé » par Trump.

Après être revenu de Washington, Netanyahu aura très peu de temps pour se reposer avant de repartir, mais de l’autre côté du monde, pour une visite très attendue à Singapour et en Australie.

Le 19 février, le Premier ministre ira dans la cité-état d’Asie du Sud-Est avant d’arriver à Melbourne le 22 février. Après trois jours dans l’hémisphère sud, il rentrera en Israël le 24 février, avant le début de Shabbat.

Eric Cortellessa a contribué à cet article.

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