La ministre de la Culture insiste sur le terme « libération » de Jérusalem pour le logo du Jubilé
Rechercher

La ministre de la Culture insiste sur le terme « libération » de Jérusalem pour le logo du Jubilé

Miri Regev affirme que l'emblème de Yom Yeroushalayim "raconte la véritable histoire" de la capitale

La ministre de la Culture Miri Regev présente le logo qui sera utilisé pour le Jubilé de Jérusalem, durant une réunion du cabinet le 5 mars 2017, à la Knesset. (Crédit : autorisation)
La ministre de la Culture Miri Regev présente le logo qui sera utilisé pour le Jubilé de Jérusalem, durant une réunion du cabinet le 5 mars 2017, à la Knesset. (Crédit : autorisation)

La ministre de la Culture et des Sports Miri Regev a dévoilé dimanche le logo qui servira aux festivités du cinquantenaire de la réunification de Jérusalem sous souveraineté israélienne.

Le logo de la journée officielle du Jubilé de Jérusalem, qui aura lieu en juin, montre un drapeau israélien qui flotte au-dessus des murs de la Vieille Ville et du mont du Temple, accompagné du slogan : « 50 ans depuis la libération de Jérusalem ».

Le graphisme blanc et doré représente le chiffre 5 (de 50), qui évoque le lion du drapeau de Jérusalem. Il a été présenté par Regev pendant la réunion du cabinet de dimanche et a été chaleureusement accueilli par ses collègues parlementaires.

Regev a affirmé qu’elle avait insisté sur l’emploi du terme « libération » au lieu de « réunification » dans le logo pour contrer les initiatives visant à nier les liens qui unissent Jérusalem au peuple juif.

Une section du logo qui sera utilisé pour fêter le cinquantenaire de la "libération" de Jérusalem. (Crédit : autorisation)
Une section du logo qui sera utilisé pour fêter le cinquantenaire de la « libération » de Jérusalem. (Crédit : autorisation)

« Ce logo raconte la véritable histoire de Jérusalem », a déclaré Regev aux ministres, au début de la réunion. « Si nous-mêmes ne sommes pas capable de dire que nous avons libéré Jérusalem de générations d’occupation étrangère, comment nous plaindre que le monde ne le fasse pas ? »

Yom Yeroushalayim est une fête nationale en Israël qui marque la conquête de Jérusalem Est par Israël des mains des Jordaniens, en 1967, durant la guerre des Six Jours. Bien qu’Israël considère les zones capturées comme partie intégrante d’Israël, la communauté internationale qualifie ces régions d’occupées.

Regev a également souligné qu’une partie de l’image montrait « un drapeau israélien qui est revenu flotter au-dessus des murs de la Vieille ville, du mur Occidental et du mont du Temple ».

Les festivités du Jubilé seront célébrées moins d’un an après que l’UNESCO a adopté deux résolutions qui condamnent le contrôle exercé par Israël sur Jérusalem Est et qui ne fait aucune mention du lien qui unit Jérusalem aux traditions juives et chrétiennes.

L’une des résolutions adoptées par l’UNESCO en octobre fait référence au mont du Temple par sa désignation musulmane uniquement, « la mosquée d’Al-Aqsa/Al-Haram Al-Sharif », le définit exclusivement comme « un lieu de culte musulman saint », et accuse Israël de plusieurs violations sur les lieux.

Le mur Occidental, vestige du Deuxième Temple juif, est situé au bas du mont du Temple, est est l’endroit le plus saint du judaïsme.

L’esplanade du mont du Temple a été le théâtre d’affrontements entre manifestants palestiniens et forces de l’ordre israéliennes.

Les résolutions ont déclenché des condamnations en Israël, notamment de la part du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait rappelé son ambassadeur à l’UNESCO en signe de protestation.

À l’époque, Regev avait taxé l’UNESCO d’organisme « honteux et antisémite », au moment de l’adoption de ces résolutions.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...