Là où la paix a eu lieu : la droite religieuse en voyage en Irlande du Nord
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Là où la paix a eu lieu : la droite religieuse en voyage en Irlande du Nord

Une délégation de la droite religieuse israélienne s'est rendue en Irlande du Nord, confrontée durant presque 30 ans à une guerre sanglante, avant de signer enfin un accord de paix en 1998

Le drapeau de l'Irlande du Nord à partir de 1953 (Crédit : Domaine public/Wikimedia)
Le drapeau de l'Irlande du Nord à partir de 1953 (Crédit : Domaine public/Wikimedia)

Ce n’est pas la première fois que le conflit nord-irlandais est cité comme source d’inspiration pour le conflit israelo-palestinien. Si après 30 années de guerre fratricide et sanglante (on se souvient du Bloody sunday en janvier 1972) entre protestants du nord et catholiques du sud, Israéliens et Palestiniens pourraient aussi parvenir à un accord de paix.

La journal en ligne Orient XXI, un site d’information sur le monde arabe, en partie issu du milieu intellectuel pro-palestinien français, a eu l’idée, via Ofer Zalzberg et l’International Crisis Group, d’accompagner des membres de « la communauté sioniste religieuse d’Israël, généralement considérée comme très intransigeante, favorable à un ‘Grand Israël’  » en Irlande du nord et République d’Irlande.

Convaincu « qu’aucun accord de paix ne pourra naître sans la participation des communautés religieuses quelles qu’elles soient » Zalzberg emmène ces « colons » apprendre d’un pays étranger. Une fois passé le folklore du voyage, pour certains c’est le première voyage hors d’Israël.

« Nous commençons par une visite guidée le long des lignes de conflit de Belfast, explique le guide-journaliste. Ils sont presque heureux de découvrir que l’on peut mettre un terme à la violence tout en restant dans des communautés distinctes, que la paix ne mène pas à une intégration complète et harmonieuse. Ils sont rassurés de voir que l’on peut gérer un conflit sans pour autant arriver à une résolution totale qui serait synonyme d’assimilation ».

Le groupe rencontre « des responsables religieux, politiques, des militants, d’anciens négociateurs, et d’anciens combattants de milices, les signataires de l’Accord du Vendredi saint et de celui de Saint-Andrews.

De rencontre en rencontre, la position des uns et des autres s’infléchit, se nuance.

« De l’extérieur, conclut Zalzberg, on pourrait penser que les ‘faucons’ religieux sont tous les mêmes, mais au sein de cette communauté, la discussion s’anime très sérieusement autour de la possibilité théologique de parvenir à un compromis, de la disponibilité des mécanismes de facilitation de la paix et du rapprochement des dimensions politiques et religieuses du conflit ».

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