La police déjoue un complot d’assassinat contre le député du Likud Oren Hazan
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La police déjoue un complot d’assassinat contre le député du Likud Oren Hazan

Un infirmier de Nazareth a été arrêté le mois dernier, dénoncé par sa mère qui avait découvert son projet

Le député Oren Hazan assiste à une réunion de la commission des Finances de la Knesset, le 8 juin 2015. (Crédit photo: Miriam Alster / FLASH90)
Le député Oren Hazan assiste à une réunion de la commission des Finances de la Knesset, le 8 juin 2015. (Crédit photo: Miriam Alster / FLASH90)

Un infirmier de la ville arabo-israélienne de Nazareth a été arrêté le mois dernier pour avoir fomenté l’assassinat Oren Hazan, a confié dimanche à la télévision israélienne le député du Likud adepte du scandale.

Il a expliqué que les autorités avaient découvert qu’un infirmier du centre médical de Jérusalem où il fut hospitalisé l’année dernière préparait son assassinat. Ses plans ont été déjoués grâce à sa mère, qui a appris les intentions de son fils et alerté la police, a-t-il indiqué.

L’infirmier, qui préparait aussi d’autres attaques, a été interpellé en décembre.

Hazan a parlé des faits avec Hadashot, après que la levée du devoir de silence sur l’enquête. Il ajoute que la police a renforcé les mesures de sécurité autour de chez lui en réaction.

Le député trublion de droite, connu pour son comportement inconvenant, a relié le projet d’assassinat à un incident au cours duquel il a empêché les proches de détenus sécuritaires palestiniens de leur rendre visite dans une prison israélienne.

En décembre 2017, Hazan était monté à bord d’un bus transportant ces proches à la prison et leur avait dit : « Un terroriste est un terroriste… Ils méritent tous le même sort – être enterrés. »

« Le Hamas avait mis ma tête à prix, et il y a beaucoup d’appels à la violence contre moi en Cisjordanie », a-t-il dit à Hadashot dimanche. « On dirait que mon activité politique les dérange. »

Le député du Likud Oren Hazan monte dans un bus transportant des membres de la famille de Gazaouis détenus dans une prison militaire israélienne, le 25 décembre 2017. (Capture d’écran : Israel Hayom)

Pour Hazan, la réaction de la mère du suspect prouve que la politique controversée d’Israël consistant à détruire les maisons de terroristes palestiniens était bien un moyen de dissuasion efficace contre de futures attaques.

« Cela révèle que les démolitions de maisons et autres sanctions ont un effet sur les familles, » a-t-il affirmé.

Entré à la Knesset au terme des élections de 2015, Hazan est depuis devenu l’enfant terrible du parlement israélien.

Peu après son entrée en politique, un reportage d’Hadashot rapportait qu’il gérait un casino en Bulgarie où prostituées et drogues dures étaient autorisées. Il avait poursuit en justice le journaliste de la chaîne Amit Segal pour diffamation, mais le tribunal avait rejeté l’essentiel de sa plainte.

Depuis, Hazan a fait l’objet de plusieurs suspensions de la Knesset pour différents écarts de conduite. En janvier, la Commission d’éthique de la Knesset avait remis une interdiction de six mois de toute activité parlementaire, la sanction maximum — une première dans l’histoire de la Knesset — après une série d’incidents qui l’avaient vu insulter en séance d’autres députés.

En effet, il s’est moqué d’un collègue handicapé, a dit à une députée qu’elle était trop laide pour devenir prostituée et avait traité un député en fauteuil roulant de « demi-humain ».

Le mois dernier, c’est à une député du Likud éthiopienne qu’il s’en était pris, la qualifiant « d’immigrée de compagnie » lors d’une réunion à la Knesset.

Yehiel Hazan, le père de Hazan, avait perdu son siège à la Knesset en 2003 après avoir été surpris en train de voter deux fois lors d’une assemblée générale. Il avait ensuite tenté de retirer l’ordinateur de vote de la salle de stockage de la Knesset pour cacher les preuves de son acte.

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