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La police évacue les activistes anti-Israël occupant l’ENS à Paris depuis le 21 mai

Dû à "un comité de mobilisation pour la Palestine" qui occupe l'École normale supérieure, le bâtiment du 45 rue d'Ulm, a été fermé le 24 mai

Des policiers évacuant des étudiants activistes anti-Israël occupant la cour principale de l'École Normale Supérieure (ENS), 45 rue d'Ulm, à Paris, le 26 mai 2024. (Crédit : Julien De Rosa/AFP)
Des policiers évacuant des étudiants activistes anti-Israël occupant la cour principale de l'École Normale Supérieure (ENS), 45 rue d'Ulm, à Paris, le 26 mai 2024. (Crédit : Julien De Rosa/AFP)

La police a évacué dimanche soir des activistes anti-Israël qui occupaient des locaux à Paris de la prestigieuse École normale supérieure (ENS) dont la direction avait décrété depuis jeudi soir la fermeture, a constaté un photographe de l’AFP.

L’évacuation a été suivie d’un rassemblement à proximité de la rue d’Ulm, siège de cette formation très sélective spécialisée en lettres et en sciences, a précisé cette même source.

Ces locaux avaient été fermés jeudi soir à la suite de l’installation, depuis mardi, d’un campement d’une trentaine d’étudiants activistes dans la cour principale.

Une vingtaine d’étudiants, de divers établissements et pas seulement des normaliens, étaient sur place dimanche, selon la direction.

Des policiers évacuant des étudiants activistes anti-Israël occupant la cour principale de l’École Normale Supérieure (ENS), 45 rue d’Ulm, à Paris, le 26 mai 2024. (Crédit : Julien De Rosa/AFP)

« La direction a coupé toute discussion avec les étudiants dans l’après-midi en leur disant qu’ils avaient une heure pour partir définitivement »,  a déclaré un étudiant qui dit se prénommer Phil, militant au collectif Le Poing Levé, présent sur place.

« La police est arrivée. On nous a nassés dans l’ENS, on nous a un peu secoués, ils ont pris nos identités. On était dans la cour, dans le jardin, là où on avait nos tentes et on ne bloquait pas du tout », a raconté un élève de l’ENS présent lors de l’évacuation.

Évoquant une « décision très difficile à prendre », la direction de l’établissement a notamment justifié l’évacuation des lieux par des messages postés sur les réseaux sociaux montrant « les photographies et les noms, recouverts de gouttes de sang, de certains membres du CA [conseil d’administration, ndlr] de l’école ».

« Une telle exposition irresponsable mettant potentiellement en danger des personnes qui se dévouent pour participer à la vie démocratique de l’École constitue un point de non-retour », a écrit la direction de l’ENS dans un message. Celle-ci a affirmé vouloir rouvrir l’école « au plus vite ».

Illustration : Une manifestante faisant un signe de victoire lors d’un rassemblement en soutien aux Palestiniens, à la Sorbonne, à Paris, le 29 avril 2024. (Crédit : Geoffroy Van Der Hasselt/AFP)

Les forces de l’ordre étaient intervenues la semaine dernière dans des locaux de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) pour mettre fin à une occupation activistes anti-Israël, démarrée trois jours plus tôt.

En écho à la mobilisation sur des campus américains, plusieurs actions ont lieu depuis quelques semaines en France, principalement autour des sites de Sciences Po Paris.

Sans faire tache d’huile, cette mobilisation enflamme le débat politique en pleine campagne des européennes et a entraîné à de multiples reprises l’intervention des forces de l’ordre, notamment à Sciences Po Paris et à la Sorbonne.

« Un comité de mobilisation pour la Palestine occupe depuis le 21 mai la Cour aux Ernest de l’école. C’est avec regret, mais dans le souci de préserver la sécurité des personnes et des lieux, et avec l’objectif d’aboutir à un règlement pacifique de la situation, que nous avons pris la décision de fermer le bâtiment du 45 rue d’Ulm, à compter de ce jour [jeudi], et ce jusqu’à la levée de l’occupation », avait écrit jeudi soir la direction de l’école sur son site.

Selon elle, « seuls les élèves qui y logent sont autorisés à y entrer et des solutions concrètes pour les activités habituelles sont en passe d’être proposées ».

« Une trentaine d’étudiants, de divers établissements et pas seulement des normaliens, occupent la cour », avait indiqué la direction à l’AFP vendredi.

Contacté par l’AFP, un membre du comité de mobilisation pour la Palestine préférant rester anonyme avait regretté « cette fermeture abusive ».

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