La police interroge des officiels des implantations pour des suspicions de fraude
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La police interroge des officiels des implantations pour des suspicions de fraude

Zeev Hover et Moshe Yogev du groupe Amana sont suspectés d’avoir détourné des financements de l’Etat pour des villes israéliennes en Cisjordanie

Zeev 'Zambish' Hever pendant l'éloge funèbre du Premier ministre Ariel Sharon à la Knesset, à Jérusalem, le 13 janvier 2014. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Zeev 'Zambish' Hever pendant l'éloge funèbre du Premier ministre Ariel Sharon à la Knesset, à Jérusalem, le 13 janvier 2014. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Deux membres importants du mouvement des implantations de Cisjordanie Amana font l’objet d’une enquête policière car ils sont soupçonnés d’avoir empoché des aides financières du gouvernement destinées à des implantations israéliennes.

Le dirigeant de longue date des implantations et dirigeant d’Amana Zeev Hever, ainsi que le trésorier de l’organisation Moshe Yogev, ont été interrogés lundi par la police pendant plusieurs heures.

Ce type d’interrogatoire précède souvent l’ouverture d’une enquête criminelle.

Selon des médias, la police suspecte les deux hommes d’avoir illégalement dirigé des financements du ministère des Finances destinés aux implantations de Cisjordanie vers leur organisation, un conducteur important des projets de construction israéliens en Cisjordanie.

Hever et Yogev ont été libérés sous conditions restrictives dans la journée de lundi. La police leur a interdit l’accès aux bureaux du ministère des Finances ainsi qu’à ceux d’Amana, d’où les transferts présumés auraient eu lieu.

Le mois dernier, une enquête télévisée avait annoncé que 14 des 15 achats de terrains palestiniens en Cisjordanie les plus récents d’Amana étaient frauduleux.

L'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, en juin 2012. (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)
L’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, en juin 2012. (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)

Selon la Dixième chaîne, les régions comprenaient des terrains contestés dans plusieurs implantations et avant-postes incendiaires, comme à Migron, Amona et Givat Asaf, où des évacuations ordonnées par la cour et des démolitions de bâtiments pour lesquels les résidents ne pouvaient pas prouver la propriété avaient déclenché des dénonciations énervées et des manifestations des leaders des résidents des implantations et de ministres ces dernières années.

La police a été chargée par la Haute cour de justice d’étudier les affirmations des résidents des implantations disant que les terrains avaient été achetés. Sur les 15 transactions que la police a examinées, toutes se sont révélées invalides, et 14 auraient été frauduleuses. La police a soumis ses découvertes au procureur de l’Etat.

Les transactions ont toutes été menées par Al-Watan, une compagnie opérant pour le groupe Amana. En réponse, Al-Watan a déclaré à la chaîne de télévision que « tous les terrains ont été achetés légalement et enregistrés légalement au nom de la compagnie. C’est du racisme et de l’antisémitisme infâme, et c’est une honte que la Dixième chaîne y contribue. »

Le reportage a identifié Hever, connu sous le surnom de « Zambish », comme l’un des personnages les plus influents dans le mouvement des implantations, et comme une figure cruciale des transactions en question.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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