La production d’électricité au charbon passera de 30 à 25 % d’ici la fin 2020
Rechercher

La production d’électricité au charbon passera de 30 à 25 % d’ici la fin 2020

D'ici la fin de la décennie, le ministère de l'Energie vise à réduire la consommation de charbon et à passer à 70 % de gaz naturel et 30 % d'énergies renouvelables

La centrale électrique Orot Rabin à Hadera depuis les ruines de Caesarea, en Israël, le 24 juillet 2015. (Crédit : Garrett Mills/Flash 90)
La centrale électrique Orot Rabin à Hadera depuis les ruines de Caesarea, en Israël, le 24 juillet 2015. (Crédit : Garrett Mills/Flash 90)

Le ministre de l’Energie, Yuval Steinitz, a annoncé mercredi que la part de l’électricité produite par le charbon passera de 30 % l’année dernière à 24,9 % maximum à la fin de cette année.

Dans un communiqué, il a déclaré que cette mesure permettrait de réduire de 20 % la pollution atmosphérique liée aux centrales électriques et de sauver des vies.

On estime que quelque 2 500 Israéliens meurent chaque année de maladies liées à la pollution.

Le ministère a déjà annoncé son intention de fermer temporairement quatre des six cheminées à charbon de la centrale électrique d’Orot Rabin, de la ville côtière de Hadera, plus tard cette année, dans le but de les fermer définitivement d’ici 2022. Les deux tours les plus récentes et les quatre autres situées à Ashkelon, sur la côte sud d’Israël, passeront au gaz naturel d’ici 2025.

Les cheminées de gaz de combustion de la centrale au charbon d’Ashkelon, le 28 août 2008. (Chen Leopold/Flash90)

La politique du ministère est de passer d’une électricité produite à partir de 60 % de charbon et 40 % de gaz naturel à 70 % de gaz naturel et 30 % de sources renouvelables d’ici 2030.

Le gouvernement est sous la pression de l’opinion publique pour passer plus rapidement aux sources renouvelables.

Shahar Dolev, du Forum israélien de l’énergie, qui effectue des recherches sur l’efficacité énergétique et la politique énergétique durable, dirige une équipe de professionnels de l’énergie mise en place dans le cadre du Heschel Center for Sustainability.

Son équipe a déjà montré qu’Israël peut passer à une énergie 100 % renouvelable, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, d’ici 2050, sans toucher un centimètre de paysage ouvert. Cela peut être réalisé en installant des panneaux sur des terrains et d’autres surfaces déjà utilisés à des fins diverses.

Le ministre de l’Energie Yuval Steinitz, à gauche, et Naty Saidoff, actionnaire majoritaire de Shikun & Binui, à l’usine solaire Negev Energy d’Ashalim, dans le Negev, le 29 août 2019. (Crédit : Shoshanna Solomon/Times of Israel)

Le modèle de l’équipe de Dolev suggère également que d’ici 2030, Israël pourrait faire un bon bout de chemin pour fournir 40 % de son énergie à partir de l’énergie solaire pendant un nombre important de jours et la plupart des nuits.

Le principal obstacle, à l’échelle mondiale, au remplacement des combustibles fossiles par des énergies 100 % renouvelables est le manque de possibilités de stockage, car le soleil ne brille pas la nuit et le vent ne souffle pas toujours.

Une course mondiale est en cours pour développer des méthodes de stockage des énergies renouvelables. Parmi ces méthodes figurent les efforts israéliens pour améliorer une batterie à base de zinc et de brome – une ressource exploitée localement.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...