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La projection des drapeaux russe et ukrainien sur les murailles de Jérusalem retirée

« Il est impossible de mettre l'agresseur et l'agressé ensemble» a déclaré Berkovitch ; Lion a toutefois rappelé qu'il était favorable à une solution diplomatique au conflit

Les drapeaux de l'Ukraine et de la Russie sont projetés sur les murs de la vieille ville de Jérusalem, le 13 mars 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)
Les drapeaux de l'Ukraine et de la Russie sont projetés sur les murs de la vieille ville de Jérusalem, le 13 mars 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

La municipalité de Jérusalem a retiré dimanche une projection des drapeaux ukrainien et russe des murs de la vieille ville, à la suite de vives critiques de responsables et de militants.

Entre les deux drapeaux était écrit en hébreu : « Celui qui fait la paix dans les cieux », un verset biblique cité dans le kaddish, accompagné d’une image de deux colombes blanches et les mots « nous vous attendons ».

La ville a déclaré plus tard dans un communiqué qu’elle était prête à accepter la proposition du président ukrainien Voldomyr Zelensky que Jérusalem accueille un sommet de paix entre Kiev et Moscou.

Cependant, la projection a été rapidement supprimée après que des responsables municipaux et des militants ont critiqué le maire de Jérusalem, Moshe Lion, pour avoir projeté les deux drapeaux sur les murs, affirmant qu’il ne tenait pas compte du déclenchement du conflit par la Russie.

« Il faut parfois savoir être politiquement intelligent », a déclaré Ofer Berkovitch, chef de l’opposition au conseil municipal de Jérusalem.

« Mais ne déformez pas la réalité, le mal est le mal et l’agresseur est l’agresseur », a déclaré Berkovitch. « Il est impossible de mettre l’agresseur et l’agressé ensemble. C’est une injustice et c’est préjudiciable à des milliers de victimes. Jérusalem peut être une ville de paix et accueillir un sommet qui empêchera la guerre, mais Jérusalem est avant tout une ville de justice. »

Ofer Berkovitch, candidat à la mairie de Jérusalem et chef du mouvement Hitorerut (Eveil), lors de l’ouverture de sa campagne électorale à Jérusalem le 2 septembre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Evelina Sturman, l’une des organisatrices des manifestations hebdomadaires en Israël contre l’invasion russe, a qualifié la projection de « double visage », affirmant que « l’appel à la paix entre l’Ukraine et la Russie est inutile puisque le problème, ce sont les dirigeants russes et non les Russes. »

« Dans cette terrible guerre, il y a un agresseur très clair – la Russie – et une victime très claire – l’Ukraine », a déclaré la représentante municipale de l’opposition Laura Wharton.

« Pour paraphraser ce qu’a dit l’ancienne première ministre Golda Meir : « Si les Russes déposent les armes, il n’y aura plus de guerre. Mais si les Ukrainiens déposent les armes, il n’y aura plus d’Ukraine »», a déclaré Wharton.

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La municipalité a déclaré plus tard qu’elle était favorable à une solution diplomatique au conflit en cours.

« Jérusalem, capitale de l’État d’Israël, est une ville de paix et de coexistence. Nous sommes favorables à la fin des combats et à ce que les parties parviennent à un accord », a déclaré la municipalité dans un communiqué. « Nous serions heureux de répondre à la demande du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et d’accueillir le dialogue diplomatique entre les deux pays ici à Jérusalem. »

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