Israël en guerre - Jour 140

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La rave party du 7 octobre, une « provocation, » selon un vice-amiral français

Michel Olhagaray a accusé Mia Schem, en participant à cette fête, d’avoir ignoré la situation antérieure à la guerre actuelle dans le territoire palestinien

L'ancienne otage à Gaza Mia Shem et le vice-amiral Michel Olhagaray sur LCI, le 28 décembre 2023. (Crédit : Capture d’écran LCI)
L'ancienne otage à Gaza Mia Shem et le vice-amiral Michel Olhagaray sur LCI, le 28 décembre 2023. (Crédit : Capture d’écran LCI)

Le vice-amiral Michel Olhagaray, ancien directeur du Centre des hautes études militaires, était invité jeudi soir sur le plateau de la chaine LCI pour s’exprimer sur le conflit entre le Hamas et Israël et réagir à l’interview de l’ancienne otage Mia Schem à la télévision israélienne.

Âgée de 21 ans, la jeune franco-israélienne, qui a été blessée au bras et prise en otage au festival de musique Supernova le 7 octobre, a raconté avoir vécu l’enfer.

Michel Olhagaray, affirmant que « cette parole vient contrebalancer les horreurs que vivent les civils à Gaza », a lui accusé Mia Schem, en participant à cette rave party, d’avoir ignoré la situation antérieure à la guerre actuelle dans le territoire palestinien. Il a aussi insisté sur l’idée que l’évènement auquel elle participait était une « provocation » à l’égard des Palestiniens.

« Comment ignorait-elle tout ce qui se passait dans Gaza ? Comment ignorait-elle les difficultés de ce peuple ? […] Une rave party à quelques kilomètres [de Gaza], dont le son s’entendait peut-être même à Gaza, c’était de la provocation pure et simple. »

Repris par la présentatrice, il a précisé : provocation « oui, pas de la part de cette jeunesse bien sûr, mais de la part du gouvernement Netanyahu, qui a laissé faire ce genre de choses, si proche de Gaza ».

« Le gouvernement israélien a une responsabilité monstrueuse dans ce qui s’est passé le 7 octobre », a-t-il conclu, avant d’être repris en plateau par un éditorialiste rappelant que le Hamas « se moquait » du fait qu’il y ait une rave party ou pas, et que les terroristes « n’y ont vu que l’intérêt pour eux de pouvoir massacrer » 364 festivaliers.

Le propos de Michel Olhagaray a fait l’objet de nombreux commentaires et réactions le condamnant sur X.

« Une provocation en quoi ? Être jeune, beau, avoir envie de chanter, de danser et de bouffer la vie, et ce sur le territoire de l’État d’Israël, est-ce trop ‘provocateur’ pour cette armée de croque-morts en face qui sacralise la barbarie, la cruauté et la mort ? », a écrit la diplomate israélienne Delphine Gamburg.

Jean-Pierre Mignard, avocat, a lui aussi dénoncé l’organisation de la rave « sous les murs de Gaza » comme un acte « irréfléchi ». La députée européenne Nathalie Loiseau a dénoncé cette position.

Outre Michel Olhagaray, ce n’est pas la première fois qu’un intervenant extérieur qui se présente comme un expert exprime un propos peu sérieux et/ou choquant sur une chaine d’information en continu depuis le début du conflit. À titre d’exemple, citons ceux d’Antoine Basbous, auteur et fondateur et directeur de l’Observatoire des pays arabes, qui, début décembre sur la chaine Public Sénat, mettait sur un pied d’égalité les « deux belligérants » que sont le Hamas et Israël, ne rappelant pas que l’un est un groupe terroriste et l’autre un pays démocratique. Il expliquait ainsi qu’« on attend du président de la République [Emmanuel Macron] une vision, un plan de paix qui soit juste et qui intègre les deux belligérants dans une projection de paix au Levant ».

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