La région de Hébron est la source principale des poignardeurs palestiniens
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La région de Hébron est la source principale des poignardeurs palestiniens

Peu des 130 assaillants des trois derniers mois viennent de camps de réfugiés ; le profil moyen est un homme célibataire de 21 ans

Avi Issacharoff est notre spécialiste du Moyen Orient. Il remplit le même rôle pour Walla, premier portail d'infos en Israël. Il est régulièrement invité à la radio et à la télévision. Jusqu'en 2012, Avi était journaliste et commentateur des affaires arabes pour Haaretz. Il enseigne l'histoire palestinienne moderne à l'université de Tel Aviv et est le coauteur de la série Fauda. Né à Jérusalem , Avi est diplômé de l'université Ben Gourion et de l'université de Tel Aviv en étude du Moyen Orient. Parlant couramment l'arabe, il était le correspondant de la radio publique et a couvert le conflit israélo-palestinien, la guerre en Irak et l'actualité des pays arabes entre 2003 et 2006. Il a réalisé et monté des courts-métrages documentaires sur le Moyen Orient. En 2002, il remporte le prix du "meilleur journaliste" de la radio israélienne pour sa couverture de la deuxième Intifada. En 2004, il coécrit avec Amos Harel "La septième guerre. Comment nous avons gagné et perdu la guerre avec les Palestiniens". En 2005, le livre remporte un prix de l'Institut d'études stratégiques pour la meilleure recherche sur les questions de sécurité en Israël. En 2008, Issacharoff et Harel ont publié leur deuxième livre, "34 Jours - L'histoire de la Deuxième Guerre du Liban", qui a remporté le même prix

Les volontaires de Zaka sur les lieux d'une attaque au couteau près des Tombeaux des Patriarches à Hébron le 7 décembre 2015 (Crédit : Zaka)
Les volontaires de Zaka sur les lieux d'une attaque au couteau près des Tombeaux des Patriarches à Hébron le 7 décembre 2015 (Crédit : Zaka)

La ville de Hébron, en Cisjordanie, a été un foyer pour les assaillants palestiniens ces trois derniers mois, selon les chiffres publiés mercredi par les institutions de défense israéliennes.

Sur les 130 Palestiniens qui ont mené des attaques contre des personnels de sécurité et des civils, 28 venaient de Hébron, et 19 des villages avoisinants, qui sont situés à 30 km au sud de Jérusalem. Trente étaient de Jérusalem est, et le reste d’autres régions de la Cisjordanie.

Les données n’incluent pas les attaques les plus récentes, y compris un attentat à la voiture bélier lundi à Jérusalem, qui a été mené par un résident de Hébron et a blessé 14 personnes.

Au total, 115 des attaquants sont des hommes et 15 des femmes. L’écrasante majorité, 110, est célibataire, et leur âge moyen est de 21 ans. Seulement quatre avaient des enfants.

Quatorze des assaillants viennent de camps de réfugiés, parmi eux huit de Qalandiya et Shuafat dans Jérusalem est. Le faible nombre de résidents de camps de réfugiés prenant part aux attaques s’oppose à leur grande implication dans les violences de la première et de la deuxième intifada – les soulèvements palestiniens de la fin des années 1980 et du début des années 2000, respectivement.

Les fonctionnaires de la sécurité remarquent que seulement quelques-uns des assaillants étaient affiliés à des groupes terroristes, et qu’aucun d’entre eux n’a agi sur ordre direct de ces groupes. Deux étaient membres de Hizb ut-Tahrir, un groupe salafiste extrémiste.

Depuis que la dernière vague de violence a commencé en septembre, 22 Israéliens ont été tuées par des attaques quasi-quotidiennes aux couteaux, à main armée ou à la voiture bélier par des Palestiniens. Plus de 100 Palestiniens ont aussi été tués, des douzaines d’entre eux pendant l’attaque, dont certains étaient adolescents. D’autres Palestiniens ont été tués dans des affrontements avec les forces de sécurité israéliennes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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