La Roumanie « envisage sérieusement » de déplacer son ambassade à Jérusalem
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La Roumanie « envisage sérieusement » de déplacer son ambassade à Jérusalem

Le président du Parlement roumain, invoque "des raisons pratiques" dans sa décision, notant que toutes les institutions centrales israéliennes se situent dans la ville

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Liviu Dragnea (Crédit : capture d'écran YouTube)
Liviu Dragnea (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le chef du Parlement roumain, Liviu Dragnea, a déclaré vendredi que la nation européenne devrait « envisager sérieusement » de déplacer son ambassade à Jérusalem, en suivant l’exemple des Etats-Unis.

« Je pense que la Roumanie devrait envisager sérieusement de déplacer son ambassade en Israël à Jérusalem. Nous devrions y réfléchir très sérieusement », a-t-il déclaré aux journalistes, selon The Romania Journal.

Il a invoqué des « raisons pratiques » à ses motivations.

« Toutes les institutions centrales israéliennes sont à Jérusalem, et les ambassadeurs ainsi que le personnel de l’ambassade font la navette entre Tel Aviv et Jérusalem ».

La déclaration de Dragnea intervient un jour après que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution condamnant la reconnaissance par l’administration Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël et appelant les pays à ne pas déplacer leurs missions diplomatiques dans la ville.

Un total de 128 pays ont voté en faveur du texte, et 9 ont voté contre.

La Roumanie a brisé le consensus de l’Union européenne sur le vote en s’abstenant, tout comme 34 autres pays.

Suite à l’annonce de Trump le 6 décembre, les dirigeants israéliens ont invité les dirigeants du monde à suivre l’exemple des Etats-Unis et à annoncer la relocalisation de leurs ambassades à Jérusalem, mais n’ont pas reçu beaucoup de réponse à ce jour.

Le président de la République tchèque, Milos Zeman, a déclaré que son pays devrait transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, mais le Premier ministre du pays, Andrej Babis, a déclaré par la suite qu’il n’avait aucun plan immédiat pour le faire.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, serre la main du président tchèque Milos Zeman à la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 7 octobre 2013 (Crédit : Kobi Gideon/GPO/Flash90)
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