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La Syrie accuse Israël d’avoir attaqué l’aéroport d’Alep qui a dû être fermé

Les médias officiels syriens affirment que l'armée de l'air israélienne a lancé des frappes depuis la Méditerranée, endommageant le site

Une capture d'écran de Twitter montrant un incendie à l'aéroport d'Alep suite à une frappe aérienne israélienne présumée, le 7 mars 2023. (Crédit : Capture d'écran/Twitter ; utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Une capture d'écran de Twitter montrant un incendie à l'aéroport d'Alep suite à une frappe aérienne israélienne présumée, le 7 mars 2023. (Crédit : Capture d'écran/Twitter ; utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

L’armée de l’air israélienne aurait lancé une frappe aérienne sur l’aéroport de la ville d’Alep, dans le nord de la Syrie, aux premières heures ce mardi matin, selon la presse officielle syrienne.

Aucune victime n’a encore été signalée, mais l’agence de presse nationale syrienne, SANA, a déclaré que l’aéroport avait été fermé en raison des dommages causés par la frappe. Selon la dépêche, les défenses aériennes syriennes ont été actionnées, mais on ignore si elles ont intercepté des missiles. La Syrie proclame régulièrement avoir intercepté des missiles israéliens, affirmations mises en doute par les analystes militaires.

Des photos et quelques vidéos censées provenir du site où a eu lieu la frappe, circulent sur les réseaux sociaux, montrant un incendie à l’aéroport.

La Syrie et l’Iran ont qualifié de crime contre l’humanité la frappe israélienne sur l’aéroport d’Alep.

Les deux pays ont condamné l’attaque, affirmant qu’elle avait interrompue l’acheminement de l’aide humanitaire aux victimes du récent tremblement de terre.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé un « double crime », affirmant que la frappe visait « un aéroport civil… qui est l’un des principaux canaux de distribution de l’aide humanitaire » aux victimes du tremblement de terre.

L’Iran, allié de Damas, a condamné la frappe, la qualifiant de « crime contre l’humanité ».

« Alors que les victimes syriennes du tremblement de terre à Alep vivent dans des conditions extrêmement difficiles, le régime sioniste (Israël) attaque l’aéroport d’Alep », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanani, dans un communiqué.

Un incendie aurait été observé à l’aéroport international d’Alep, dans le nord de la Syrie, à la suite d’une frappe aérienne attribuée à Israël, le 31 août 2022. (Crédit : Réseaux sociaux)

L’armée israélienne n’a pas fait de commentaire, conformément à sa politique qui consiste à ne pas commenter les raids aériens en Syrie. Ces dernières années, Israël aurait mené des centaines de frappes contre des cibles à l’intérieur des régions de Syrie contrôlées par le gouvernement, dont des attaques sur les aéroports de Damas et d’Alep, mais ces actions sont rarement reconnues ou discutées.

Israël a admis, en revanche, prendre pour cible les bases de groupes militants alliés de l’Iran, comme le Hezbollah libanais, qui a envoyé des milliers de combattants pour soutenir les forces du président Bachar al-Assad. Israël considère l’expansion de l’Iran en Syrie comme une menace permanente pour sa sécurité nationale, et a mené ces frappes sur un large éventail de cibles dans le but de contenir les forces iraniennes dans la région.

Citant une source militaire, SANA a déclaré tôt mardi que « l’ennemi israélien avait mené une attaque aérienne depuis la Méditerranée… visant l’aéroport international d’Alep ». La source a précisé que l’aéroport avait subi des « dégâts matériels » et n’était pas opérationnel pour le moment.

Alep, qui a été dévastée par la guerre civile en Syrie, a été très touchée par le séisme meurtrier de magnitude 7,8 qui a frappé la Turquie et la Syrie le mois dernier. Depuis, de nombreux pays, dont l’Iran, ont envoyé des colis d’aide humanitaire par l’aéroport de la ville.

La dernière frappe aérienne en Syrie attribuée à Israël remonte au mois dernier, lorsque la presse nationale syrienne a rapporté qu’une frappe aérienne avait ciblé un quartier résidentiel de Damas, tuant cinq personnes et en blessant 15 autres.

En janvier, l’armée syrienne a affirmé que l’armée israélienne avait tiré des missiles en direction de l’aéroport international de la capitale, empêchant son fonctionnement et tuant deux soldats. Cette attaque a eu lieu sur fond de craintes israéliennes que l’aéroport de Damas ne soit utilisé pour faire entrer des armes iraniennes dans le pays.

À la fin du mois d’août dernier, la Syrie a accusé Israël d’être à l’origine de deux frappes aériennes consécutives contre l’aéroport international d’Alep et contre une base proche de l’aéroport de Damas, alléguant qu’Israël intensifiait ses attaques contre les aéroports pour contrer l’utilisation croissante par Téhéran de vols commerciaux pour faire entrer des fournitures militaires dans le pays.

Photo publiée par ImageSat International le 7 septembre 2022 qui montre l’aéroport international d’Alep en Syrie après une frappe aérienne attribuée à Israël. (Crédit : ImageSat International)

Une source dans les services de renseignement occidentaux et un déserteur de l’armée syrienne ont confié à l’agence de presse Reuters, en septembre, que Téhéran avait entrepris de transporter des armes légères et d’autres fournitures militaires sur des vols civils réguliers. Les fournitures transférées comprennent des missiles à guidage de précision, des équipements de vision nocturne et des drones, tous suffisamment petits pour être transportés par des avions civils, ont-ils précisé.

L’Iran recourt de plus en plus au transport aérien, car les routes terrestres qu’il empruntait auparavant via l’Irak sont devenues peu fiables en raison de guerres de territoire et de conflits internes.

Les armes plus volumineuses sont en général acheminées via la Syrie sur des lignes aériennes cargo iraniennes, qui atterrissent fréquemment à l’aéroport international de Damas et à la base aérienne de Tiyas, ou T-4, située à l’extérieur de la ville de Palmyre, dans le centre de la Syrie.

Les armes seraient ensuite stockées dans des entrepôts de la région avant d’être acheminées en camion jusqu’au Liban.

L’AFP a contribué à cet article.

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