La Turquie critique la désignation de Haniyeh comme « terroriste » par les USA
Rechercher

La Turquie critique la désignation de Haniyeh comme « terroriste » par les USA

Le Hamas était déjà depuis 1997 sur la liste américaine des "organisations terroristes étrangères" ; son chef rejoint la liste des "terroristes mondiaux spécialement désignés"

Le chef du Hamas Ismail Haniyeh salue la foule lors d'un rassemblement marquant le 28e anniversaire de la création du Hamas, à Gaza Ville, le 14 décembre 2015. (Crédit : Emad Nassar/Flash90)
Le chef du Hamas Ismail Haniyeh salue la foule lors d'un rassemblement marquant le 28e anniversaire de la création du Hamas, à Gaza Ville, le 14 décembre 2015. (Crédit : Emad Nassar/Flash90)

La Turquie, l’un des principaux soutiens de l’organisation terroriste islamiste du Hamas, a critiqué vendredi la décision de Washington de placer son chef Ismail Haniyeh sur sa liste « terroriste », émettant le souhait qu’elle n’aurait pas d’impact sur l’aide turque fournie à Gaza.

« Il est évident que cette décision, qui fait fi du fait que le Hamas est un acteur réel et important de la vie politique palestinienne, ne peut contribuer d’aucune manière à une solution juste, exhaustive et durable du conflit israélo-palestinien », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy.

« Nous espérons que cette décision n’aura pas un impact négatif sur l’aide humanitaire et en matière de développement que notre pays fournit à la bande de Gaza », a ajouté le porte-parole.

Il s’est aussi dit inquiet quant aux répercussions que la mesure américaines pourrait avoir sur les efforts de réconciliation interpalestinienne entre le Hamas de M. Haniyeh et le Fatah, le mouvement du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le Hamas était déjà depuis 1997 sur la liste américaine des « organisations terroristes étrangères ». Son chef rejoint une autre liste, celle des « terroristes mondiaux spécialement désignés ».

Selon le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, Ismaïl Haniyeh « menace la stabilité au Moyen-Orient », et « sape le processus de paix » avec Israël. Concrètement, les sanctions financières qui accompagnent son inscription sur la liste visent à lui « empêcher l’accès aux ressources nécessaires pour ourdir et mener à bien ses activités terroristes », a-t-il expliqué.

Cette décision intervient au moment où le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis plus de dix ans, a conclu un accord de réconciliation fragile avec le Fatah.

Elle survient également au moment où les tensions sont à leur comble entre les Etats-Unis et les Palestiniens, après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le président américain Donald Trump, fin 2017.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...