La vente aux enchères d’un registre de décès de Bergen-Belsen suspendue
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La vente aux enchères d’un registre de décès de Bergen-Belsen suspendue

L'Organisation des survivants du camp a dénoncé la vente de ces documents comme une "commercialisation de la Shoah"

Un registre d'un tribunal rabbinique de Bergen-Belsen sur les agounot après la Shoah. (Crédit : Kedem Auction House)
Un registre d'un tribunal rabbinique de Bergen-Belsen sur les agounot après la Shoah. (Crédit : Kedem Auction House)

JTA — La vente aux enchères d’un registre d’un tribunal rabbinique qui documentait les témoignages du décès de Juifs dans les camps de concentration a été suspendue.

La vente du registre de Bergen-Belsen devait débuter mardi soir à la maison d’enchères Kedem à Jérusalem. Mais la cour des magistrats de Tel Aviv l’a suspendue après que l’Organisation des survivants de Bergen-Belsen en Israël a intenté des poursuites, selon la chaîne publique Kan lundi.

Le registre, qui compte une centaine de pages, a été compilé à la fin de la Seconde Guerre mondiale par un tribunal rabbinique de Bergen-Belsen pour permettre de prouver la mort de conjoints. Cela permettait à l’époux survivant de se remarier selon les termes de la loi juive. Il énumère les morts des camps nazis d’Auschwitz, Treblinka et Bergen-Belsen. Chaque page comprend un témoignage signé par leur auteur et une autorisation de remariage, signée par d’éminents rabbins de l’époque.

Le prix de départ de l’enchère était fixé à 4 000 dollars.

Le camp de Bergen-Belsen DP à la fin des années 1940. (Crédit : autorisation de Jean Bloch Rosensaft)

L’Organisation des survivants de Bergen-Belsen a déclaré à Kan que ce document ne doit pas se retrouver entre les mains d’un privé et qu’il appartient aux survivants, qui se revendiquent « héritiers du tribunal rabbinique ». Le groupe a décrit la vente de ces documents comme une « commercialisation de la Shoah ».

La maison d’enchères a assuré à Kan qu’elle s’était mis d’accord avec le vendeur, non identifié, pour que le document revienne à une institution nationale ou culturelle.

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