L’accord temporaire avec l’AIEA ayant expiré, l’Iran ne remettra plus de photos
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L’accord temporaire avec l’AIEA ayant expiré, l’Iran ne remettra plus de photos

Kazem Gharibabadi a déclaré que le partage des données était "une décision politique" facilitant les discussions et "ne devrait pas être considéré comme une obligation"

Mohammad Bagher Qalibaf prend la parole après avoir été élu président du parlement, à Téhéran, en Iran, le 28 mai 2020. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi, File)
Mohammad Bagher Qalibaf prend la parole après avoir été élu président du parlement, à Téhéran, en Iran, le 28 mai 2020. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi, File)

Les autorités iraniennes ont déclaré dimanche qu’elles ne remettraient pas les images de certains sites nucléaires iraniens à l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU, car l’accord de surveillance entre les parties a expiré, selon les médias d’État.

« L’accord a expiré… aucune des informations enregistrées ne sera jamais donnée à l’Agence internationale de l’énergie atomique et les données et images resteront en possession de l’Iran », a déclaré dimanche Mohammad Bagher Qalibaf, président du parlement iranien, selon l’agence de presse Reuters.

Vendredi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré n’avoir pas reçu de « réponse » de l’Iran sur une possible extension de l’arrangement temporaire sur les inspections nucléaires qui est arrivé à expiration jeudi.

Le chef de l’AIEA a déclaré qu' »une réponse immédiate de l’Iran est nécessaire à cet égard ».

L’envoyé de l’Iran auprès de l’AIEA, Kazem Gharibabadi, a écrit sur Twitter que l’enregistrement des données était « une décision politique » pour faciliter les discussions et « ne devrait pas être considéré comme une obligation ».

L’Iran avait restreint en février l’accès des inspecteurs et refuse depuis cette date de fournir en temps réel les enregistrements de caméras et autres outils.

Mais l’AIEA avait à l’époque négocié un compromis de trois mois avec Téhéran pour garantir un degré nécessaire de surveillance, accord qui avait été prolongé en mai jusqu’au 24 juin.

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