L’ADL s’inquiète pour la démocratie israélienne après la loi sur l’Etat-nation
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L’ADL s’inquiète pour la démocratie israélienne après la loi sur l’Etat-nation

Le groupe s'est dit préoccupé par le traitement des minorités au sein de l'Etat juif mais soutient la détermination de la loi de symboles de l'Etat

Des militants de droite israéliens protestent aux abords d'une cérémonie conjointe pour les familles de victimes israéliennes et palestiniennes lors de la Journée israélienne de commémoration, le 21 avril 2015 Le drapeau dit : "La terre d'Israël pour les Israéliens seulement" (Crédit : Tomer NeubergFlash90)
Des militants de droite israéliens protestent aux abords d'une cérémonie conjointe pour les familles de victimes israéliennes et palestiniennes lors de la Journée israélienne de commémoration, le 21 avril 2015 Le drapeau dit : "La terre d'Israël pour les Israéliens seulement" (Crédit : Tomer NeubergFlash90)

L’ADL (Anti-Defamation League) a ajouté sa voix jeudi à un concert croissant de désapprobation suite à la loi controversée adoptée par Israël sur l’Etat-nation juif, affirmant que cette nouvelle législation soulève des inquiétudes sur l’engagement israélien en faveur de la démocratie et appelant à ce que le texte ne soit pas utilisé pour discriminer les minorités.

« Nous sommes troublés par le fait que la loi, qui célèbre la nature juive fondamentale de l’Etat, soulève des interrogations significatives sur l’engagement gouvernemental à long-terme envers son identité pluraliste et sa nature démocratique », a dit Jonathan Greenblatt, directeur-général de l’organisation, et Carole Nuriel, directrice pour Israël de cet observatoire, dans un communiqué.

« Israël a l’obligation de garantir que, en pratique, cette loi fondamentale ne sera pas utilisée pour discriminer les minorités et en particulier ses citoyens arabes et que l’Etat maintiendra son engagement en faveur de l’amélioration des relations des Juifs en Israël et de ceux du monde entier », ont-ils dit.

L’organisation a toutefois clairement soutenu certaines dispositions de la législation, notamment la détermination de symboles d’Etat et l’encouragement à l’immigration juive.

Jonathan Greenblatt, chef de l’Anti-Defamation League, s’exprimant à l’hôtel Grand Hyatt à New York, le 2 octobre 2015. (Leigh Vogel/Getty Images pour le Concordia Summit)

Mercredi soir, les organisations URJ (Union for Reform Judaism) et l’AJC (American Jewish Committee) ont rapidement dénoncé ce texte de l’Etat-nation controversé, en affirmant que la législation venait saper les fondations démocratiques d’Israël.

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