L’administration Biden va réclamer la libération des Israéliens détenus à Gaza
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L’administration Biden va réclamer la libération des Israéliens détenus à Gaza

Linda Thomas-Greenfield, l'envoyée américaine à l'ONU, a ajouté avoir promis à Leah Goldin de faire "tout son possible" pour aider à ce que la dépouille de son fils soit rapatriée

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

L'ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, assiste à une réunion du Cabinet avec le président Joe Biden dans la salle Est de la Maison Blanche le 1er avril 2021 à Washington. (Crédit : AP / Evan Vucci)
L'ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, assiste à une réunion du Cabinet avec le président Joe Biden dans la salle Est de la Maison Blanche le 1er avril 2021 à Washington. (Crédit : AP / Evan Vucci)

Linda Thomas-Greenfield, ambassadrice américaine aux Nations unies, a déclaré que l’administration Biden continuera à « plaider avec ferveur » pour la libération de deux civils et le rapatriement des dépouilles de deux soldats israéliens tombés au combat qui se trouvent actuellement entre les mains du Hamas, à Gaza.

Prenant la parole, mercredi, lors de la session mensuelle du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée au conflit israélo-palestinien, Thomas-Greenfield a évoqué une rencontre, le mois dernier, avec Leah Goldin, la mère de Hadar, l’un des deux militaires dont les dépouilles sont actuellement détenues par le groupe terroriste dans la bande de Gaza.

« Cela fait sept ans que la famille Goldin se bat sans défaillir pour le rapatriement du corps de son fils. Quand je me suis entretenue avec Leah, je lui ai promis de faire tout ce qui serait possible pour la soutenir dans ces efforts. Aucun parent – aucun – ne devrait vivre une expérience aussi horrible », a déclaré Thomas-Greenfield.

Goldin s’est rendue le mois dernier à Washington aux côtés du président sortant Reuven Rivlin et a rencontré les responsables américains pour leur demander leur aide dans son combat.

Deux Israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, seraient actuellement détenus par le Hamas à Gaza, ainsi que les dépouilles de Goldin et d’Oron Shaul. Des pourparlers indirects portant sur un échange de prisonniers, qui ont lieu au Caire, sont actuellement dans l’impasse, les deux parties échouant à trouver un compromis.

« Les États-Unis continueront à plaider avec ferveur la restitution des dépouilles des soldats israéliens tués à Gaza ainsi que le retour des civils israéliens en captivité », a affirmé Thomas-Greenfield devant le Conseil de sécurité de l’ONU. « Et nous continuerons à nous battre pour la morale, pour l’humanité, pour l’égalité, et pour la paix pour tous. »

Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir du haut à gauche : Oron Shaul, Avera Mengistu, Hadar Goldin et Hisham al-Sayed. (Crédit : Flash 90/Autorisation)

Évoquant l’Autorité palestinienne, Thomas-Greenfield a exprimé ses inquiétudes suite à des informations récentes laissant penser que l’AP « ferait en sorte de restreindre la liberté d’expression palestinienne et harcèlerait les organisations et les activistes de la société civile. C’est inacceptable ».

Elle a expliqué avoir été particulièrement perturbée par la mort d’un activiste, Nizar Banat, qui se trouvait en détention, ajoutant que « une enquête pleine et entière doit être menée sur sa mort et les responsables devront répondre de ce décès ».

Dans son propre discours prononcé mercredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur israélien aux Nations unies, Gilad Erdan, a affirmé que le Hamas cherchait en permanence des excuses pour pouvoir attaquer Israël.

« Au mois de mai, cette année, le Hamas a lancé des milliers de roquettes contre des millions de civils israéliens », a déclaré Erdan. « Ceux qui comprennent véritablement la problématique au Moyen-Orient savent que cette attaque a été une réaction à la décision prise par l’Autorité palestinienne d’une fois encore annuler des élections prévues. Le Hamas a cherché à renforcer son pouvoir et sa popularité politiques dans la rue palestinienne au détriment de l’Autorité palestinienne et, ce faisant, il a cherché une excuse pour attaquer Israël. Il en a trouvé une. Une excuse d’une grande, grande médiocrité. »

Thomas-Greenfield, pour sa part, a répété que les États-Unis étaient attachés à une solution à deux États et elle a réaffirmé son opposition aux « tentatives de singulariser Israël de manière inéquitable dans les forums des Nations unies ».

Elle a expliqué que Washington s’opposait à certaines actions entreprises par Israël et par les Palestiniens, comme « les activités d’implantation, l’annexion de territoires, les évictions, les démolitions, les incitations à la violence et les allocations versées aux individus emprisonnés pour avoir commis des actes de terrorisme ».

Erdan a estimé que le Conseil de sécurité, de son côté, « n’était pas capable de prendre des actions fortes contre les pays qui sont les pires contrevenants aux droits de l’homme, comme l’Iran et la Syrie, choisissant plutôt de dénoncer exclusivement le seul État juif de la planète ».

Ce comportement, a-t-il continué, amène des entreprises comme Ben & Jerry’s à « se permettre de singulariser Israël dans une campagne de boycott… Au vu de ce deux poids, deux mesures, les affirmations des instances de l’ONU et de compagnies comme Ben & Jerry’s, qui disent être motivées par de grands idéaux et des normes objectives ne sont plus rien – comme fond la glace sous un soleil d’été ».

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Gilad Erdan, s’adresse à l’Assemblée générale, le 20 mai 2021. (Crédit : Capture d’écran/ONU)

Thomas-Greenfield a noté que les États-Unis espéraient coopérer avec Israël et avec l’Autorité palestinienne en faveur du maintien du calme sur le mont du Temple et à Sheikh Jarrah, où des familles palestiniennes pourraient être expulsées par les autorités israéliennes.

Elle a souligné la décision prise au début du mois par l’administration Biden de signer un « protocole de coopération » avec l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

« L’UNRWA et ses personnels œuvrent sans relâche à se mettre au service des besoins des réfugiés palestiniens – mais l’agence a besoin d’être améliorée au niveau de ses opérations et de sa gestion », a poursuivi l’envoyée.

« Les États-Unis affichent une tolérance zéro face aux manifestations d’antisémitisme, de racisme ou autres formes de haine dans les agences de l’ONU – et cela comprend l’UNRWA. C’est pour cela que notre cadre de coopération – c’est le plus important jusqu’à présent – souligne nos attentes et qu’il inclut des objectifs qui visent à renforcer la transparence et l’imputabilité de l’UNRWA, conformément aux principes défendus par les Nations unies, parmi lesquels la neutralité. »

L’ambassadrice a aussi noté la contribution financière supplémentaire apportée par les États-Unis à l’aide humanitaire qui sera remise à l’UNRWA, à hauteur de 136 millions de dollars – ce qui amène le total de la somme à 318 millions de dollars, après la réduction significative de l’assistance versée par les Américains aux Palestiniens sous l’administration de l’ex-président Donald Trump.

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