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L’agent des renseignements mort en prison n’a pas été « délibérément » tué

Un réexamen de l'enquête interne militaire indique que l'armée a fait toutes les enquêtes "nécessaires" mais qu'il faudrait procéder à d'autres types de recherche

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des Israéliens manifestent devant le siège de Tsahal à Tel Aviv, appelant à diffuser des informations sur un agent des renseignements militaires mort en prison, le 7 juin 2021. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90/File)
Des Israéliens manifestent devant le siège de Tsahal à Tel Aviv, appelant à diffuser des informations sur un agent des renseignements militaires mort en prison, le 7 juin 2021. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90/File)

Un réexamen de la police de l’enquête militaire sur la mort mystérieuse d’un agent des renseignements militaires emprisonné et qui était sur le point d’être mis en examen, l’année dernière, a déterminé lundi qu’il n’était pas décédé suite à « un acte délibéré ».

L’homme, qui avait été placé en détention parce qu’il était accusé de graves délits sécuritaires et dont le nom reste interdit à la publication, avait été retrouvé mort au mois de mai 2021. Rien ne permettait de déterminer la cause du décès et une autopsie réalisée au sein de l’État juif, ainsi qu’un test sanguin fait aux États-Unis dans un laboratoire médico-légal spécialisé, s’étaient avérés non-concluants.

Au mois de janvier, l’armée israélienne avait autorisé la police à réexaminer ses investigations internes.

L’équipe de la police a estimé qu’il n’y avait « aucune indication que la mort de l’officier soit survenue en résultat de l’acte délibéré de qui que ce soit », selon un communiqué émis par Tsahal.

Le communiqué a précisé que l’équipe de police avait établi que l’armée « a fait toutes les investigations nécessaires », recommandant toutefois « des examens dans un certain nombre d’autres domaines de recherche ».

Les militaires ont précisé que la famille et l’avocat du défunt avaient été informés des conclusions de la police.

Benny Kuznitz, avocat de la famille d’un officier du renseignement militaire qui est mort en détention le mois dernier, a parlé aux journalistes avant une audience dans un tribunal militaire au quartier général de Tsahal à Tel Aviv, le 7 juin 2021. (Crédit : Flash90)

L’agent, qui servait dans une unité technologique des renseignements militaires, devait être mis en examen pour presque 25 délits distincts et il risquait une peine minimum de prison de dix ans. Le chef d’État-major de Tsahal, Aviv Kohavi, avait déclaré qu’il aurait pu porter préjudice, par ses actes, à un secret d’Etat mais que les dégâts avaient été évités à la dernière minute suite à son arrestation.

Il était emprisonné dans l’attente de la conclusion des discussions entreprises en vue d’une négociation de peine qui étaient alors en cours entre ses avocats et les procureurs militaires. Il avait été retrouvé dans un état grave dans sa cellule, dans la nuit du 16 mai 2021, et il avait été évacué vers un hôpital où sa mort avait été prononcée quelques heures plus tard.

Même si aucune cause expliquant sa mort n’a pu être déterminée, selon l’armée, les responsables de Tsahal ont indiqué qu’il semblait que l’homme s’était suicidé.

La famille a demandé à Tsahal de reconnaître l’agent comme soldat tombé au combat. Il n’avait pas eu droit à des obsèques militaires dans la mesure où il avait déjà été déchargé de ses obligations au sein de l’armée pendant sa détention.

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