Israël en guerre - Jour 259

Rechercher

L’Allemagne supprime les fonds publics pour les partis politiques les plus extrémistes

"L’État n'a pas à financer ceux qui cherchent à l’éliminer", a plaidé avant le vote le député conservateur Volker Ullrich

Logo du NPD allemand (Crédit : Wikimedia commons)
Logo du NPD allemand (Crédit : Wikimedia commons)

L’Allemagne a décrété jeudi la fin des financements publics pour les partis politiques les plus extrémistes, parmi lesquels la formation NPD qui flirte avec les néo-nazis, après deux échecs pour l’interdire devant la Cour constitutionnelle.

Les députés ont voté une modification de la Loi fondamentale allemande — la Constitution démocratique de l’après-guerre– afin d’exclure du système de financement public les partis qui y sont hostiles.

Cette mesure vise notamment à assécher financièrement le Parti national-démocrate d’Allemagne (NPD), formation d’extrême droite la plus radicale d’Allemagne.

« L’État n’a pas à financer ceux qui cherchent à l’éliminer », a plaidé avant le vote le député conservateur Volker Ullrich (CDU-CSU).

Plus des deux tiers des députés ont voté en faveur de cette mesure. Le projet était soutenu par les partis de la coalition gouvernementale formée par les conservateurs de la chancelière Angela Merkel et les sociaux-démocrates.

L’opposition, constituée de la gauche radicale et des écologistes, a émis des réserves durant les débats au nom de la défense de la pluralité politique et du respect de la démocratie.

La privation du financement public reste toutefois pour le gouvernement un pis-aller après un échec à faire purement et simplement interdire le NPD.

En janvier, la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction allemande, avait rejeté pour la deuxième fois en 15 ans une demande en ce sens, arguant de la faible audience et donc du danger très limité à ses yeux représenté par la formation d’extrême droite.

Mais elle avait dans le même temps laissé entendre qu’une interdiction du financement public, elle, pourrait être légale.

Le NPD compte moins de 6.000 membres et a perdu l’année dernière ses derniers représentants dans un parlement régional. Mais il continue à avoir des élus locaux.

Faisant l’objet d’une surveillance du renseignement intérieur allemand depuis des années, il est considéré par l’essentiel de la classe politique allemande comme un réceptacle pour des groupuscules néo-nazis tentés par la violence antisémite et xénophobe.

Lancé en 2013, le parti de droite nationaliste, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), s’est enraciné en Allemagne en tenant un discours anti-islam et anti-immigration, sans partager le sulfureux passé du NPD.

L’AfD a connu un essor spectaculaire l’an dernier en raison des inquiétudes de l’opinion face à l’arrivée de plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016.

Le parti est toutefois en repli dans les derniers sondages, sous les 10 %.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.