L’AP libère les 4 Palestiniens arrêtés pour avoir été dans la soucca d’Efrat
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L’AP libère les 4 Palestiniens arrêtés pour avoir été dans la soucca d’Efrat

Le Premier ministre israélien avait fustigé dimanche la réticence des ONG à dénoncer ces emprisonnements injustifiés

Photo d'illustration. Un grand-père et son petit-fils construisent une soucca dans l'implantation d'Efrat, en septembre 2013. (Crédits : Gershon Elinson / Flash90)
Photo d'illustration. Un grand-père et son petit-fils construisent une soucca dans l'implantation d'Efrat, en septembre 2013. (Crédits : Gershon Elinson / Flash90)

Les quatre hommes arrêtés jeudi après avoir rejoint plusieurs dizaines d’autres Palestiniens vivant près d’Efrat dans la soucca de l’implantation, en compagnie de 30 Juifs israéliens, dans le cadre d’un événement de paix et de coexistence, ont été libérés par l’Autorité palestinienne, a annoncé la Deuxième chaîne.

La Deuxième chaîne a indiqué que le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), le major général Yoav Mordechai, avait contribué à obtenir la libération des hommes, sans donner de plus amples détails.

Il s’agit d’une tradition juive d’accueillir des amis et des proches dans la structure temporaire qui est utilisée pendant Souccot (Fête des Cabanes) pour rappeler les cabanes construites dans le désert par les Israélites pendant leur exode d’Egypte.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait fustigé les groupes de droits de l’Homme, connus d’habitude pour être prompts à critiquer Israël, pour avoir gardé le silence au cours des quatre jours de détention des quatre hommes.

Netanyahu a dimanche dénoncé leur réticence à condamner l’emprisonnement de ces Palestiniens.

« Où est l’indignation des organisations de défense des droits de l’Homme ? Il n’y en a pas. A leur grande honte, ils sont silencieux, » avait écrit Netanyahu sur Facebook.

« Je demande à la communauté internationale de travailler pour aider à libérer ces Palestiniens innocents dont l’emprisonnement est encore une preuve du refus palestinien de faire la paix, » avait-il ajouté.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux, à Jérusalem, le 9 octobre 2016. (Crédit : Ohad Zwigenberg/Pool)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux, à Jérusalem, le 9 octobre 2016. (Crédit : Ohad Zwigenberg/Pool)

Le maire de l’implantation de Cisjordanie d’Efrat, Oded Revivi, avait appelé dimanche à la libération des quatre Palestiniens en question.

Revivi avait déclaré qu’il était inacceptable que des hommes soient arrêtés pour avoir pris part à un événement culturel et a fustigé leur incarcération prolongée.

« J’en appelle à l’Autorité palestinienne pour libérer immédiatement mes invités de Souccot. Il est absurde que le fait de prendre un café avec des Juifs soit considéré comme un crime par l’Autorité palestinienne. Les initiatives qui cherchent à développer la coopération et la paix entre les peuples devraient être encouragées, et non pas reprimées. Il est temps que l’Autorité palestinienne se demande si elle préfère attiser les braises du conflit au lieu de travailler à rapprocher les gens », avait déclaré Revivi dans un communiqué.

Oded Revivi (Autorisation d' Avi Hyman Communications)
Oded Revivi (Autorisation d’ Avi Hyman Communications)

Un haut responsable de la sécurité palestinienne a déclaré dimanche, sous couvert de l’anonymat, que « toute coopération palestinienne avec des colons est considérée comme une violation de la loi, comme une coopération avec l’ennemi. »

Khaled Tafish, un parlementaire au Conseil Législatif palestinien, a déclaré à la télévision palestinienne, selon le Jerusalem Post, « S’il avaient su qu’il y aurait une punition et qu’ils seraient poursuivis pour avoir fait cela, alors l’incident ne se serait pas produit ».

Le gouverneur adjoint de la ville de Bethléem, Muhammad Taha, a déclaré, toujours selon le Jerusalem Post, que l’on menait une enquête sur l’incident et les hommes seraient tenus pour responsable selon la loi palestinienne.

Il a également déclaré que les Palestiniens condamnent la visite et que « visiter des habitants d’implantation est complètement inacceptable ».

Taha a invoqué la loi palestinienne qui proscrit toute normalisation avec les implantations. Les Palestiniens ont le droit de parler aux Israéliens, mais « aller (dans les implantations), c’est inacceptable », avait-il dit vendredi sur la radio militaire israélienne.

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