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L’armée aurait établi qu’une frappe israélienne a tué cinq enfants à Gaza

Les militaires avaient initialement pensé que les enfants avaient été tués par une roquette mal lancée, comme cela avait été le cas la veille de ce raid

De la fumée s'élève après des frappes israéliennes dans un immeuble résidentiel de Gaza, le 7 août 2022. (Crédit : AP Photo/Adel Hana, File)
De la fumée s'élève après des frappes israéliennes dans un immeuble résidentiel de Gaza, le 7 août 2022. (Crédit : AP Photo/Adel Hana, File)

Cinq mineurs palestiniens ayant trouvé la mort lors d’une opération récente à Gaza ont été tués par une frappe aérienne menée par l’armée israélienne, aurait établi une enquête menée par Tsahal, a rapporté Haaretz.

Cet incident s’est produit dans le camp de réfugiés de Jabaliya, à Gaza, en date du 7 août, dernière journée de la campagne militaire lancée dans l’enclave palestinienne qui a été nommée l’opération Aube, a noté le journal mardi, citant les investigations menées par l’armée.

Lors de cette opération, les soldats israéliens s’en sont pris à des cibles liées au Jihad islamique palestinien à Gaza, tuant notamment deux de ses commandants.

Reprenant les propos de responsables de la sécurité proches du dossier, Haaretz a expliqué que l’armée de l’air avait pilonné les abords d’un cimetière situé à l’Est de Jabaliya, ce jour-là, quelques heures avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu conclu entre l’État juif et le groupe terroriste.

L’article a laissé entendre que l’armée avait initialement pensé que les enfants avaient été tués par une roquette du Jihad islamique retombée par inadvertance, un tel incident s’étant déjà produit la veille.

Néanmoins, les investigations ont permis de déterminer qu’aucune roquette du Jihad islamique n’avait été lancée dans le secteur à ce moment-là et que les avions de chasse israéliens avaient attaqué la région.

Un avion-chasseur israélien F-15I. (Crédit : Tsahi Ben-Ami/Flash 90)

Le raid aurait entraîné la mort de cinq mineurs palestiniens : Jamil a-Din Nijam, 3 ans ; Jamil Ehab Nijam, 13 ans ; Nazmi Qarsh, 15 ans et Muhamad et Hamed Nijam, qui étaient tous les deux âgés de 16 ans.

La veille, une roquette avait touché une maison palestinienne du camp de réfugiés de Jabaliya, entraînant la mort d’au moins sept civils, parmi lesquels quatre enfants. Les médias palestiniens avaient initialement accusé Israël d’être à l’origine de ces décès, un narratif qui avait été rapidement adopté par de nombreux médias internationaux.

L’armée israélienne avait alors très vite fait savoir qu’elle était en possession d’éléments et d’images prouvant que l’explosion avait été causée par une roquette défaillante du Jihad islamique. Elle avait aussi diffusé une vidéo montrant un barrage de roquettes lancé depuis l’enclave côtière vers l’État juif, l’une retombant par terre.

En réponse à l’article paru mardi dans Haaretz, l’armée a fait savoir qu’elle avait attaqué « des cibles militaires appartenant au Jihad islamique dans la bande de Gaza. Dans le cadre de ses activités, l’armée israélienne a fait tous les efforts raisonnables pour réduire, autant que possible, toute nuisance aux civils et à leurs biens ».

« L’armée examine et enquête actuellement sur ses actions pendant l’opération Aube et sur ses résultats. Les circonstances de l’incident sont étudiées en profondeur », a noté Tsahal.

La semaine dernière, le ministère de la Santé du Hamas, à Gaza, a fait savoir que le nombre de morts suite à ces combats dans la bande était monté à 48 après les décès d’un homme et d’une fillette qui ont succombé à leurs blessures entraînées par les violences.

En tout, ce sont plus de 300 Palestiniens qui ont été blessés au cours de trois jours de conflit quand Israël a frappé des cibles du Jihad palestinien dans tout Gaza et que le groupe terroriste a lancé plus de mille roquettes vers l’État juif, les pires violences transfrontalières depuis la guerre d’onze jours contre le Hamas qui a eu lieu l’année dernière.

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