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L’audience sur le projet d’implantation dans la zone E1 encore reportée

La droite cherche depuis longtemps à obtenir l'autorisation de construire à l'est de Jérusalem, ce qui compromettrait la viabilité d'un État palestinien selon les ONG anti-implantations

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Vue de l'implantation de Maale Adumin, en Cisjordanie, surplombant la zone E1, le 4 janvier 2017. (Crédit : Yaniv Nadav/Flash90)
Vue de l'implantation de Maale Adumin, en Cisjordanie, surplombant la zone E1, le 4 janvier 2017. (Crédit : Yaniv Nadav/Flash90)

Une réunion prévue d’un groupe clé pour discuter du projet très controversé d’implantations dans la zone E1 à l’extérieur de Jérusalem a été reportée de trois mois, selon un article publié dimanche.

Le mouvement pro-implantation, ainsi que la droite et les partis religieux, cherchent depuis longtemps à mettre en œuvre le projet de construction de milliers de logements dans la région, mais il est considéré par les opposants aux implantations israéliennes de Cisjordanie comme une grave menace pour la contiguïté territoriale palestinienne et, par extension, pour la viabilité d’un État palestinien.

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, qui est également ministre délégué de la Défense et qui s’est récemment vu confier le contrôle de la planification de la construction en Cisjordanie, a lui-même soutenu fermement le projet, mais son bureau a refusé de commenter les raisons pour lesquelles une audience sur les plans a été de nouveau reportée.

Le projet très controversé d’implantation dans la zone E1 prévoit la construction de 3 412 logements dans un nouveau quartier de l’implantation de Maale Adumim, à l’est de Jérusalem.

Après plusieurs reports sous le dernier gouvernement en raison des pressions américaines et européennes, le sous-comité chargé des objections au sein du sous-comité de planification de l’Administration civile devait à nouveau tenir une audience dans le courant du mois concernant les objections au projet.

Le mois dernier, un communiqué conjoint du sommet israélo-palestinien d’Aqaba, en Jordanie, comprenait un engagement de Jérusalem à « cesser de discuter de toute nouvelle implantation pendant quatre mois et à cesser d’autoriser tout avant-poste pendant six mois », bien que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait par la suite insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de gel des constructions au-delà de la Ligne verte.

Dimanche, la chaîne publique israélienne Kan a rapporté que la réunion du sous-comité, qui était prévue pour le 27 mars, a été reportée au 12 juin. L’Administration civile a refusé de confirmer cette information.

Suite à l’annonce du report de l’audience, l’organisme de surveillance des implantations La Paix Maintenant a déclaré que le plan E1 « nuit aux chances de paix » et qu’il appartient « à la poubelle de l’histoire ». « Au lieu de reporter et d’attendre un moment opportun, le gouvernement devrait le mettre de côté pour le bien des intérêts d’Israël ».

Le chef du parti HaTzionout HaDatit, le député Bezalel Smotrich, au centre, visitant l’avant-poste illégal d’Evyatar en compagnie du directeur du mouvement pro-implantation Nachala, Tzvi Elimelech Sharbaf, et du chef du Conseil régional de Samarie, Yossi Dagan, en Cisjordanie, le 27 juin 2021. (Crédit : Sraya Diamant/Flash90)

Les détracteurs de ce plan, tels que La Paix Maintenant, soulignent que le plan E1 couperait la Cisjordanie en deux et créerait un corridor d’implantations entre les quartiers israéliens de Jérusalem-Est et Maale Adumim, empêchant ainsi la contiguïté géographique palestinienne et le développement entre Ramallah, Jérusalem-Est et Bethléem.

Les membres de l’opposition de droite ont fait un usage politique de ce report, accusant le gouvernement de faiblesse face à la pression extérieure.

« Après que le gouvernement Netanyahu a rétabli une politique d’endiguement et décidé d’accepter une pluie de roquettes [en provenance de Gaza] sur les villes du Néguev occidental, après avoir reporté l’évacuation [du campement bédouin illégal] de Khan al-Ahmar […] et annulé la légalisation du camp de réfugiés de Gaza, le gouvernement a décidé de reporter l’évacuation, et l’annulation de la légalisation de [l’avant-poste illégal] d’Evyatar, après avoir transféré 200 millions de shekels au dirigeant de l’Autorité palestinienne [Mahmoud Abbas], ils reportent maintenant la construction dans l’E1 », a écrit sur Twitter le député Oded Forer (Yisrael Beytenu).

Les ministres de droite, dont le chef ultra-nationaliste du parti Otzma Yehudit et ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, ainsi que la ministre d’extrême-droite chargée des implantations et des missions nationales Orit Strouk, n’ont pas encore commenté le report de l’audience.

L’organisation de coordination des implantations de Yesha a également refusé de commenter le nouveau report des plans E1.

Après le sommet d’Aqaba, Ben Gvir a insisté sur le fait que « ce qui s’est passé en Jordanie (si cela s’est passé), restera en Jordanie ».

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