Laurent Nuñez ferme contre l’appel au boycott de produits israéliens
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Laurent Nuñez ferme contre l’appel au boycott de produits israéliens

L'ex patron de la DCRI, aujourd'hui secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, a clôturé la dernière convention du Crif

Laurent Nuñez (à droite) avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet (g.), et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner arrivant au dévoilement de la plaque commémorative près du bar Le Carillon bar et du restaurant à Paris pour marquer le 3e anniversaire des attaques de novembre 2015, le 13 novembre dernier à Paris (Crédit: BENOIT TESSIER / POOL / AFP)
Laurent Nuñez (à droite) avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet (g.), et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner arrivant au dévoilement de la plaque commémorative près du bar Le Carillon bar et du restaurant à Paris pour marquer le 3e anniversaire des attaques de novembre 2015, le 13 novembre dernier à Paris (Crédit: BENOIT TESSIER / POOL / AFP)

Nommé secrétaire d’Etat auprès du nouveau ministre de l’Intérieur du gouvernement Philippe 2, Laurent Nuñez était invité à clôturer la convention annuelle du Crif qui a eu lieu dimanche 18 novembre à Paris.

A cette occasion, l’ex-patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a tenu des propos forts contre le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanction) : « Je condamne avec fermeté l’appel au boycott de produits israéliens, » a-t-il déclaré précisant qu’il avait « échangé sur ce sujet avec Christophe Castaner » nommé ministre de l’Intérieur après la démission de Gérard Collomb le 2 octobre dernier.

Le secrétaire d’Etat a rappelé que « ces actions sont constitutives d’une infraction pénale et la préfecture de police procède à l’ensemble des constatations pour que des poursuites puissent être engagées ».

L’illégalité du BDS se fonde sur une jurisprudence qui perçoit le BDS comme discriminatoire, et une loi de 2003 étendant la législation anti-raciste à l’encouragement de la discrimination, y compris aux boycotts, contre des pays ou leurs citoyens

Pour de nombreuses personnalités, l’antisionisme véhiculé par le mouvement BDS est le terreau d’un antisémitisme virulent.

Dans une récente interview, la chercheuse Nonna Mayer détaille que « le conflit israélo-palestinien sert de déclencheur » à l’émergence de l’antisémitisme ainsi que « la critique d’Israël et du sionisme venant s’ajouter aux argumentaires à base religieuse, économique ou raciale ».

En juillet 2017, Emmanuel Macron avait déclaré lors de la commémoration de la rafle du Vél’ d’Hiv’ en présence de Benjamin Netanyahu Premier ministre d’Israël qu’il ne « céderait rien à l’anti-sionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme »,

« Nous ne céderons rien aux messages de haine, nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme », avait alors déclaré dit le chef de l’Etat, suscitant les applaudissements de l’assistance.

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