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Covid en Israël : Le bilan des morts dépasse les 10 000 ; la 5e vague en déclin

Plus de 1 700 décès liés au COVID-19 ont été enregistrés en 2022 ; 75 % des décès concernent des personnes âgées de plus de 70 ans

Un employé des services funéraires porte le corps de la survivante de la Shoah d'origine roumaine Golda Schwartz, décédée à l'âge de 93 ans des complications de la COVID-19, au cimetière Nof Hagalil, le 28 janvier 2021. (Crédit : Gili Yaari / Flash90)
Un employé des services funéraires porte le corps de la survivante de la Shoah d'origine roumaine Golda Schwartz, décédée à l'âge de 93 ans des complications de la COVID-19, au cimetière Nof Hagalil, le 28 janvier 2021. (Crédit : Gili Yaari / Flash90)

Selon le ministère de la Santé, le total des décès en Israël à la suite de la pandémie de COVID-19 a atteint la barre des 10 000 personnes lundi soir.

Cette sombre étape a été franchie alors qu’approche le deuxième anniversaire de l’apparition du virus en Israël, et que le pays semble près de la fin de la cinquième vague de coronavirus.

Ce sont à présent 10 001 personnes atteintes du COVID-19 qui sont décédées en Israël depuis le début de la pandémie, dont 228 au cours de la dernière semaine. Plus de 1750 personnes sont décédées en 2022.

Selon le ministère de la Santé, 52 % des personnes décédées du COVID-19 en Israël étaient des personnes âgées de plus de 80 ans, et 76,6 % des personnes âgées de plus de 70 ans.

Des membres de l’équipe de l’hôpital Shaare Zedek dans le service des coronavirus de l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 11 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Au cours des derniers mois, une controverse est apparue concernant le nombre exact de décès liés au COVID-19 et de cas graves causés directement par le virus, ou qui y sont simplement associés.

Le professeur Cyrille Cohen, immunologue et chercheur affilié à l’Université Bar-Ilan, a déclaré lundi à la radio de l’armée israélienne que les connaissances scientifiques sur la maladie sont insuffisantes pour arriver à une certitude.

« Nous n’avons pas suffisamment de recul pour donner les bons chiffres », a déclaré M. Cohen. « Il se pourrait que certaines de ces personnes présentant des antécédents pathologiques aient pu vivre quelques années de plus, et que COVID leur a été fatal. »

Lors d’un point presse la semaine dernière, Salman Zarka, responsable de la lutte contre le coronavirus au sein gouvernement, a rejeté les allégations selon lesquelles le nombre de décès était gonflé.

Un agent de santé prélève des échantillons de test sur des enfants à Jérusalem, le 11 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« Nous avons un virus qui est malheureusement particulièrement fatal pour les personnes âgées », a déclaré Salman Zarka. « Chaque fois que nous recevons une annonce de décès, nous dialoguons avec le service, avec l’hôpital, pour déterminer si la raison du décès était le COVID. Tous les chiffres sont affichés seulement après qu’ils ont été examinés. »

Dror Mevorach, chef du service de lutte contre le COVID-19 à l’hôpital Hadassah Ein Kerem, a déclaré à la radio de l’armée israélienne la semaine dernière que la plupart de ses patients sont « relativement âgés, atteints de maladies préexistantes », mais que « bon nombre d’entre eux ont une espérance de vie beaucoup plus courte [à cause] du COVID-19 ».

Malgré ces tristes statistiques, les chiffres de lundi suggèrent une fin de la cinquième vague de COVID-19. En effet, le nombre de cas graves a chuté sous la barre des 800 pour la première fois en un mois, selon les dernières données du ministère de la Santé.

Lundi soir, il y avait 120 713 cas actifs de COVID dans le pays, dont 1 657 hospitalisés, 772 dans des conditions graves et 248 sous respirateur.

Le fils d’un patient diagnostiqué positif au Covid-19 prie au chevet de son père hospitalisé dans l’unité Coronavirus de l’hôpital Shaare Zedek, le 20 janvier 2022 à Jérusalem. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90

Des ministres du gouvernement auraient évalué la possibilité de lever l’obligation du port du masques à en intérieur au cours des prochaines semaines, mais aucune décision finale n’a été prise.

Lors d’une réunion de la faction Meretz lundi, le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a déclaré qu’il ne souhaitait pas se « précipiter pour abandonner les masques, ils ne sont pas une restriction, ils seront encore avec nous pendant quelque temps ».

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