Le chapelain de l’université de New York, prochain grand-rabbin des E.A.U
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Le chapelain de l’université de New York, prochain grand-rabbin des E.A.U

Yehuda Sarna a déclaré que la mission est bénévole et qu'il se rendra quatre fois par an à Dubaï, pour assurer les offices des fêtes religieuses pour les centaines de Juifs du pays

Khalid Latif (gauche), directeur exécutif du Centre islamique au NYU, et le rabbin Yehuda Sarna, du Centre Bronfman pour la Vie étudiante juive, participent au festival du Film Tribeca dans la ville de New York, le 17 avril 2014. (Emal Countess/Getty Images pour l'édition 2014 du festival du Film Tribeca via JTA)
Khalid Latif (gauche), directeur exécutif du Centre islamique au NYU, et le rabbin Yehuda Sarna, du Centre Bronfman pour la Vie étudiante juive, participent au festival du Film Tribeca dans la ville de New York, le 17 avril 2014. (Emal Countess/Getty Images pour l'édition 2014 du festival du Film Tribeca via JTA)

WASHINGTON (JTA) — Rabbi Yehuda Sarna, le chapelain de l’Université de New York (NYU), sera le premier grand-rabbin de la communauté juive des Emirats arabes unis.

David Weinberg, le directeur des affaires internationales pour l’Anti-Defamation League (ADL), a fait l’annonce mardi à un événement co-animé par l’ADL et l’ambassade des E.A.U pour la tolérance inter-religieuse.

Yehuda Sarna a déclaré au JTA que la fonction est bénévole et qu’il se rendra quatre fois par an à Dubaï, où les Emirats arabes unis ont récemment installé une synagogue, pour diriger les offices pendant les fêtes et encadrer les pratiques courantes. Il a dit qu’il restera le chapelain de la NYU et directeur exécutif du centre Bronfman de l’université pour la Vie étudiante juive.

« Nous voyons l’émergence de la première nouvelle communauté juive dans le monde arabe depuis des siècles, a déclaré Sarna, qui dit qu’il y a des centaines des Juifs aux Emirats arabes unis en provenance du monde entier qui profitent de nouvelles opportunités d’emplois.

Il a dit qu’il espérait développer une communauté structurée pour que du personnel rémunéré, y compris un rabbin à temps plein, puisse un jour prendre le relais.

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Une bonne partie de la session de mardi visait à saluer l’attitude des Emirats arabes unis pour défendre la tolérance religieuse dans la région. En plus de la synagogue, qui a ouvert à la fin de l’année dernière, un temple hindou a récemment été inauguré, et le pays du Golfe compte une présence active de chrétiens. Le pape François s’est rendu à Dubaï en février, la première visite d’un pape dans la péninsule arabe.

Les intervenants, qui incluaient des membres de l’Eglise ayant visité ou travaillé aux Emirats arabes unis, étaient sensibles aux questions des journalistes et d’autres sur le mauvais comportement des Emirats en matière de droits humains, comme la répression de la liberté d’expression et l’emprisonnement des opposants politiques. En outre, l’Etat sunnite et l’Arabie saoudite sont très profondément impliqués dans une guerre au Yémen soutenue par l’administration Trump, mais qui a été critiquée par des républicains et des démocrates pour les morts de civils.

Le rabbin et David Weinberg ont déclaré qu’il était important de parler des abus dans ce conflit et aux Emirats arabes unis, mais qu’il fallait aussi saisir une chance de faire avancer la tolérance religieuse dans le monde arabe.

« L’une des forces de la complexité morale est sa capacité à paralyser les gens qui finissent par ne plus rien faire », a déclaré Sarna. « Je ne dirai jamais de ne pas poser certaines questions, mais ne tombez pas dans le piège de la paralysie de la complexité ».

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