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Le chef de cabinet de Zelensky salue les efforts de médiation « courageux » d’Israël

Andriy Yermak dit être en contact constant avec le conseiller à la sécurité nationale israélien Eyal Hulata ; un autre aide note un changement positif dans les liens bilatéraux

Le chef de cabinet ukrainien Andriy Yermak lors d'une conférence de presse à Kiev, en Ukraine, le 12 février 2022. (Crédit : Ukrainian Presidential Press Office via AP)
Le chef de cabinet ukrainien Andriy Yermak lors d'une conférence de presse à Kiev, en Ukraine, le 12 février 2022. (Crédit : Ukrainian Presidential Press Office via AP)

Un haut-conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé en Israël, lundi, dans le cadre des efforts de médiation entre Kiev et Moscou, suite à l’invasion russe de l’Ukraine.

Andriy Yermak, qui dirige le bureau de Zelensky, a salué la décision prise par Israël de laisser entrer un plus grand nombre de réfugiés ukrainiens qui ne sont pas éligibles à la citoyenneté.

« Israël a entrepris la mission difficile et noble de se faire l’intermédiaire de la paix et de mettre un terme à l’agression russe contre l’Ukraine », a écrit Yermak sur Twitter.

« Nous avons aussi un dialogue intensif sur la participation d’Israël en matière d’humanitaire », a-t-il ajouté.

Yermak a dit être en contact constant avec le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata, à qui il a attribué le changement de politique à l’égard des réfugiés qui a été annoncé dimanche par la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked.

« Les premiers résultats sont déjà là : dans le cadre de cette évacuation, les proches de ces Ukrainiens qui se trouvent déjà dans le pays seront acceptés en Israël », a-t-il écrit.

« Je remercie mes collègues et j’espère que nos efforts diplomatiques conjoints seront couronnés de réussite », a-t-il ajouté.

Alors que les pourparlers entre Moscou et Kiev ont repris lundi, Oleksiy Arestovych, un autre conseiller de Zelensky, a indiqué qu’il y avait une possibilité que des pourparlers de cessez-le-feu entre les deux pays soient organisés à Jérusalem.

Avant un entretien téléphonique avec le Premier ministre Naftali Bennett, samedi, le leader ukrainien avait suggéré que la capitale israélienne accueille ces négociations. Zelensky a fait savoir qu’Israël offrirait les garanties nécessaires en matière de sécurité pour l’Ukraine et qu’il espérait que Bennett pourrait avoir une influence positive sur les pourparlers.

« Il y a un certain rapprochement dans les discussions et le président Zelensky lui-même a mentionné la possibilité que les négociations aient lieu à Jérusalem – et s’il dit cela, c’est que cela va probablement arriver », a déclaré Arestovych au site d’information Ynet.

Oleksiy Arestovych, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. (Capture d’écran)

« Si les Russes ne l’acceptaient pas, alors la possibilité n’aurait pas été envisagée », a-t-il ajouté, disant qu’il ne pouvait pas entrer dans les détails sur le sujet.

Arestovych a indiqué que l’Ukraine demandera le retrait des forces russes du pays et que les discussions concernant la Crimée et la région du Donbass auraient lieu après – un sentiment qui était partagé par le principal négociateur de Kiev avant un nouveau round de pourparlers, lundi.

Il a aussi noté un changement positif dans les liens entre l’Ukraine et Israël – des liens qui ont compris des hauts et des bas ces derniers jours, Kiev saluant à certains moments les efforts diplomatiques et humanitaires de l’État juif et critiquant fortement, à d’autres moments, la réticence de Jérusalem à en faire davantage.

Des militaires ukrainiens marchent dans la ville d’Irpin, au nord-ouest de Kiev, le 13 mars 2022. (Crédit :Dimitar Dilkoff/AFP)

« Nous avons le sentiment que les Israéliens sont davantage impliqués et nous apprécions énormément cet effort », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la façon dont, selon lui, se terminerait le conflit, Arestovych a déclaré que l’Ukraine se trouvait « à un carrefour ».

« Soit il se termine plus rapidement que ce que nous présumions initialement, soit il va traîner en longueur », a-t-il poursuivi.

Des personnes à côté d’un véhicule endommagé et d’une voiture blindée à un poste de contrôle à Brovary, dans la banlieue de Kiev, en Ukraine, le 1er mars 2022. (Crédit : Efrem Lukatsky /AP Photo)

« Les Russes cherchent actuellement à faire venir des renforts et à faire venir des combattants de Russie et de Libye – mais cela ne se passe pas bien pour eux pour autant. Ils peuvent trouver 10 000 à 15 000 soldats qui seront déployés dans les zones de combat les plus difficiles à Marioupol et à Mykolaiv, mais nous sommes parvenus à les arrêter alors qu’ils avançaient vers Kiev, vers Sumy et vers Kharkiv et ils ne peuvent plus avancer », a-t-il dit.

« Après la victoire que nous remporterons contre eux, là-bas, alors ce sera le moment de parler sérieusement d’un cessez-le-feu ».

Arestovych n’a pas exclu la possibilité qu’un cessez-le-feu soit prononcé à la fin du mois d’avril ou au début du mois de mai.

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