Le chef de cabinet de Zelensky salue les efforts de médiation « courageux » d’Israël
Andriy Yermak dit être en contact constant avec le conseiller à la sécurité nationale israélien Eyal Hulata ; un autre aide note un changement positif dans les liens bilatéraux
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Un haut-conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé en Israël, lundi, dans le cadre des efforts de médiation entre Kiev et Moscou, suite à l’invasion russe de l’Ukraine.
Andriy Yermak, qui dirige le bureau de Zelensky, a salué la décision prise par Israël de laisser entrer un plus grand nombre de réfugiés ukrainiens qui ne sont pas éligibles à la citoyenneté.
« Israël a entrepris la mission difficile et noble de se faire l’intermédiaire de la paix et de mettre un terme à l’agression russe contre l’Ukraine », a écrit Yermak sur Twitter.
« Nous avons aussi un dialogue intensif sur la participation d’Israël en matière d’humanitaire », a-t-il ajouté.
Yermak a dit être en contact constant avec le conseiller à la sécurité nationale Eyal Hulata, à qui il a attribué le changement de politique à l’égard des réfugiés qui a été annoncé dimanche par la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked.
« Les premiers résultats sont déjà là : dans le cadre de cette évacuation, les proches de ces Ukrainiens qui se trouvent déjà dans le pays seront acceptés en Israël », a-t-il écrit.
« Je remercie mes collègues et j’espère que nos efforts diplomatiques conjoints seront couronnés de réussite », a-t-il ajouté.
???????? undertook the difficult but noble mission of mediating the search for peace and ending Russia's aggression against ????????. We also have an intensive dialogue with it on its participation in humanitarian issues.
— Andriy Yermak (@AndriyYermak) March 14, 2022
Alors que les pourparlers entre Moscou et Kiev ont repris lundi, Oleksiy Arestovych, un autre conseiller de Zelensky, a indiqué qu’il y avait une possibilité que des pourparlers de cessez-le-feu entre les deux pays soient organisés à Jérusalem.
Avant un entretien téléphonique avec le Premier ministre Naftali Bennett, samedi, le leader ukrainien avait suggéré que la capitale israélienne accueille ces négociations. Zelensky a fait savoir qu’Israël offrirait les garanties nécessaires en matière de sécurité pour l’Ukraine et qu’il espérait que Bennett pourrait avoir une influence positive sur les pourparlers.
« Il y a un certain rapprochement dans les discussions et le président Zelensky lui-même a mentionné la possibilité que les négociations aient lieu à Jérusalem – et s’il dit cela, c’est que cela va probablement arriver », a déclaré Arestovych au site d’information Ynet.
« Si les Russes ne l’acceptaient pas, alors la possibilité n’aurait pas été envisagée », a-t-il ajouté, disant qu’il ne pouvait pas entrer dans les détails sur le sujet.
Arestovych a indiqué que l’Ukraine demandera le retrait des forces russes du pays et que les discussions concernant la Crimée et la région du Donbass auraient lieu après – un sentiment qui était partagé par le principal négociateur de Kiev avant un nouveau round de pourparlers, lundi.
Il a aussi noté un changement positif dans les liens entre l’Ukraine et Israël – des liens qui ont compris des hauts et des bas ces derniers jours, Kiev saluant à certains moments les efforts diplomatiques et humanitaires de l’État juif et critiquant fortement, à d’autres moments, la réticence de Jérusalem à en faire davantage.
« Nous avons le sentiment que les Israéliens sont davantage impliqués et nous apprécions énormément cet effort », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la façon dont, selon lui, se terminerait le conflit, Arestovych a déclaré que l’Ukraine se trouvait « à un carrefour ».
« Soit il se termine plus rapidement que ce que nous présumions initialement, soit il va traîner en longueur », a-t-il poursuivi.
« Les Russes cherchent actuellement à faire venir des renforts et à faire venir des combattants de Russie et de Libye – mais cela ne se passe pas bien pour eux pour autant. Ils peuvent trouver 10 000 à 15 000 soldats qui seront déployés dans les zones de combat les plus difficiles à Marioupol et à Mykolaiv, mais nous sommes parvenus à les arrêter alors qu’ils avançaient vers Kiev, vers Sumy et vers Kharkiv et ils ne peuvent plus avancer », a-t-il dit.
« Après la victoire que nous remporterons contre eux, là-bas, alors ce sera le moment de parler sérieusement d’un cessez-le-feu ».
Arestovych n’a pas exclu la possibilité qu’un cessez-le-feu soit prononcé à la fin du mois d’avril ou au début du mois de mai.
la Communauté du Times of Israël !







