Le chef d’état-major américain rencontre des hauts gradés de l’armée israélienne
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Le chef d’état-major américain rencontre des hauts gradés de l’armée israélienne

Le général Mark Milley et son homologue Aviv Kochavi ont discuté "de questions opérationnelles et des développements régionaux", dans un contexte de tensions avec l'Iran

Le chef d'état-major des armées américaines Mark Milley, et le chef d'état-major israélien Aviv Kohavi lors d'une cérémonie dans les quartiers généraux de l'armée, à Tel Aviv, le 24 novembre, 2019. (Crédit : IDF)
Le chef d'état-major des armées américaines Mark Milley, et le chef d'état-major israélien Aviv Kohavi lors d'une cérémonie dans les quartiers généraux de l'armée, à Tel Aviv, le 24 novembre, 2019. (Crédit : IDF)

Le chef d’état-major des armées des Etats-Unis est actuellement en Israël pour rencontrer le haut commandement de Tsahal, la dernière d’une série de réunions militaires de haut niveau dans un contexte de tensions accrues avec l’Iran.

Mark Milley a rencontré son homologue israélien Aviv Kochavi dimanche.

L’armée israélienne a déclaré dans un communiqué que la visite du chef d’état-major témoignait de « la profondeur du partenariat entre les deux armées et de l’importance de la stabilité régionale ». Les deux généraux ont discuté « de questions opérationnelles et des développements régionaux », a indiqué Tsahal dans un communiqué.

Un compte-rendu du bureau de Milley indique que « le général Milley a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis envers sa relation avec Israël ».

Le chef d’état-major des armées américaines Mark Milley, et le chef d’état-major israélien Aviv Kohavi lors d’une cérémonie dans les quartiers généraux de l’armée, à Tel Aviv, le 24 novembre, 2019. (Crédit : IDF)

Avant Milley, plusieurs hauts gradés de l’armée américaine se sont rendus dans l’Etat hébreu ces dernières semaines.

La semaine dernière, le chef d’état-major de l’armée de l’Air américaine David L. Goldfein s’est en effet rendu en Israël pour participer à l’exercice militaire conjoint Blue Flag organisé par l’État juif. L’exercice a mis en concurrence 70 avions de combat de cinq forces aériennes dans 19 sorties, à six endroits différents. Six autres pays ont envoyé des observateurs.

Pour deux armées participantes, Israël et l’Italie, il s’agissait de la toute première utilisation du nouveau F-35 furtif dans un exercice international, ce qui en faisait « l’exercice international le plus avancé jamais organisé en Israël », selon Tsahal.

Le 10 novembre, le commandant de l’armée américaine au Moyen-Orient est arrivé en Israël, pour rencontrer « les gros bonnets » de l’armée israélienne, dans un contexte tendu après le retrait des forces américaines du nord de la Syrie le mois dernier.

Le général Kenneth F. McKenzie, Jr. a atterri en Israël pour la première fois depuis qu’il a pris la direction du commandement central de l’armée américaine – CENTCOM – en mars.

Le chef de l’US Air Force David Goldfein (à gauche) et le président Reuven Rivlin à la résidence du président à Jérusalem, le 14 novembre 2019. (Haim Zach/GPO)

Le prédécesseur de McKenzie, le général Joseph Votel, a été le premier commandant du CENTCOM à venir dans l’État juif, en avril dernier, sans fanfare.

Cette série de visites survient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et l’Iran. La semaine dernière, après que les forces iraniennes ont lancé des roquettes sur le plateau du Golan israélien, l’armée a riposté en frappant des dizaines de cibles militaires iraniennes en Syrie.

Israël a toujours assuré qu’il ne tolérerait pas que l’Iran s’implante en Syrie.

Les relations militaires entre les Etats-Unis et Israël ont été quelque peu tendues ces derniers mois, à mesure que les troupes américaines quittent la région, laissant Israël seul pour affronter un Iran de plus en plus agressif et confiant.

Si les autorités israéliennes se sont abstenues de critiquer ouvertement le président américain Donald Trump pour ce retrait, ils ont, indirectement, fait part de leur préoccupation face à cette tendance.

Le général Kenneth « Frank » McKenzie, commandant de l’ENTCOM, pendant une conférence de presse au Pentagone à Washington, le 30 octobre 2019. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)

Lors d’une visite à la frontière nord dimanche, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé dimanche l’Iran de préparer des attaques contre Israël et assuré tout mettre en œuvre pour l’en empêcher.

Il a cité McKenzie, qui avait déclaré au New York Times cette semaine que l’Iran n’a probablement pas été dissuadé par le déploiement renforcé de troupes américaines au Moyen-Orient, et que la République islamique était en voie de commettre une attaque d’envergure dans la région.

« Je pense qu’il est très possible qu’ils attaquent à nouveau », avait déclaré McKenzie au quotidien.

« Faites attention à ce que dit le général McKenzie », a déclaré Netanyahu dimanche. »L’agression iranienne dans notre région et contre nous se poursuit. »

« Nous mettons tout en œuvre pour empêcher l’Iran de s’implanter ici dans notre région », et de « transformer l’Irak et le Yémen en bases de lancement de missiles et de roquettes contre l’Etat d’Israël », a poursuivi le Premier ministre.

Cette photo diffusée par l’agence de presse syrienne officielle, SANA, montre un bâtiment ciblé par des missiles israéliens dans la banlieue de Qudsaya, à l’ouest de Damas, le 20 novembre 2019. (Crédit : SANA via AP)

« Cela inclut les mesures nécessaires pour empêcher le transfert d’armes létales, depuis l’Iran vers Syrie, que ce soit par voie aérienne ou terrestre ».

En juin, Trump a annulé une frappe de représailles après que l’Iran a abattu un drone américain, qui selon Téhéran, avait pénétré son espace aérien. Les Etats-Unis, qui ont nié être entrés dans l’espace aérien iranien, auraient lancé une cyber-attaque mineure contre l’Iran.

Le mois dernier, la moitié de la capacité de production pétrolière de l’Arabie saoudite a été suspendue en raison d’une attaque revendiquée par les rebelles Houthis au Yémen. Celle-ci n’a donné lieu à aucune représailles, et Jérusalem et Washington l’attribuent à l’Iran.

Trump a fait campagne pour un isolationnisme « l’Amérique avant tout » et souhaite mettre fin aux opérations militaires à l’étranger, annonçant également le retrait des troupes en Afghanistan.

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