Le chef du CENTCOM appelle le Hamas à cesser les exécutions
Trump a minimisé ces dernières ; "le Hamas devrait saisir cette opportunité en se retirant complètement, en adhérant strictement au plan de paix et en déposant les armes sans délai", dit Cooper
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le commandant des forces américaines au Moyen-Orient a exhorté le Hamas à mettre immédiatement un terme aux violences commises à l’encontre de civils palestiniens que le groupe accuse de collaboration avec Israël, des propos qui interviennent quelques heures seulement après que le président américain Donald Trump a déclaré ne voir aucun problème dans ces opérations de répression, qualifiant même les personnes visées de « gangs très nuisibles ».
« Nous exhortons vivement le Hamas à suspendre immédiatement les violences et les tirs visant des civils palestiniens innocents à Gaza, dans les zones contrôlées par le Hamas et dans celles sécurisées par l’armée israélienne au-delà de la ligne jaune », a fait savoir l’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, dans un communiqué. Sur les dizaines d’exécutions qui ont eu lieu ces derniers jours, aucune n’a été perpétrée dans les zones de Gaza contrôlées par l’armée israélienne.
« Nous sommes face à une opportunité historique pour la paix. Le Hamas devrait la saisir en se retirant complètement, en adhérant strictement au plan de paix en 20 points du président Trump, et en déposant les armes sans délai », a souligné Cooper.
« Nous avons fait part de nos inquiétudes aux médiateurs, qui ont accepté de travailler avec nous pour faire respecter la paix et protéger les civils innocents de Gaza. Nous restons très optimistes quant à l’avenir de la paix dans la région », a-t-il ajouté.
Pour sa part, Trump, commentant les exécutions, a indiqué aux journalistes : « Pour être honnête, tout cela ne m’a pas vraiment dérangé. Ce n’est pas grave. Ce que nous voyons, ce sont quelques gangs très dangereux. Ce n’est pas différent de ce qui se passe dans d’autres pays, comme le Venezuela, [qui ont] envoyé leurs gangs [aux États-Unis]. »







