Le chef du Hamas prêt à laisser sa branche armée à l’OLP ?
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Le chef du Hamas prêt à laisser sa branche armée à l’OLP ?

Tout en soulignant que “nous ne pouvons pas rendre les armes”, Yahya Sinwar affirme que ces armes doivent être utilisées contre Israël, pas pour un conflit inter-palestinien

Yahya Sinwar, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, avant une réunion avec le Premier ministre de l'Autorité palestinienne à Gaza Ville, le 2 octobre 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Yahya Sinwar, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, avant une réunion avec le Premier ministre de l'Autorité palestinienne à Gaza Ville, le 2 octobre 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Le Hamas ne démantèlera pas sa branche armée, a dit mardi Yahya Sinwar, le chef du groupe terroriste dans la bande de Gaza. Il a cependant ajouté que les armes du Hamas seraient remises à l’autorité de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui est dirigée par le Fatah, parti rival du Hamas, afin de mettre fin au schisme entre les deux factions palestiniennes.

« En tant que nation, nous sommes toujours dans les affres de nos efforts pour notre libération nationale, et nous ne pouvons pas rendre nos armes », a dit Sinwar, cité par l’agence de presse palestinienne Maan, avant d’ajouter « nos armes doivent être sous l’autorité de l’Organisation de libération de la Palestine. »

« Les armes des Brigades Qassam [la branche armée du Hamas] appartiennent au peuple palestinien », et doivent « être utilisées pour l’effort de libération, et pas pour un conflit interne », a dit Sinwar.

Il a ajouté que l’Autorité palestinienne (AP) prendrait en charge tous les postes-frontières de la bande de Gaza à minuit le 31 octobre.

Les combattants des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement terroriste du Hamas, pendant un service commémoratif d'un commandant tué lors d'une explosion apparemment accidentelle dans le sud de la bande de Gaza, le 10 juin 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Les combattants des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement terroriste du Hamas, pendant un service commémoratif d’un commandant tué lors d’une explosion apparemment accidentelle dans le sud de la bande de Gaza, le 10 juin 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Le Hamas a subi des pressions pour abandonner ses armes depuis que les négociations de réconciliation ont été annoncées en septembre.

Jeudi dernier, Sinwar avait semblé exclure toute perte de contrôle du groupe sur sa force armée de 25 000 hommes et sur son arsenal, affirmant que « nous désarmer, c’est comme Satan qui rêve du paradis. Personne ne peut prendre nos armes. »

La déclaration de mardi semble revenir sur cette position, du moins dans son discours public.

Sinwar a également dit mardi que le Hamas allait « brûler tous les ponts » qui ont mené à l’accord de réconciliation « pour que nous ne puissions pas battre en retraite. La réconciliation nationale doit avoir lieu. »

Cette déclaration aussi semble être un changement par rapport à celle de la semaine dernière, dans laquelle il indiquait que les négociations pouvaient échouer. « Le projet de réconciliation est en danger », avait dit Sinwar jeudi, sans donner plus de précision.

Le nouveau discours de Sinwar pourrait être un signe de la pression subie par le groupe terroriste depuis qu’il a signé un accord au Caire qui permet à l’AP de prendre le contrôle de la bande de Gaza. L’AP a été expulsée de l’enclave il y a dix ans par le Hamas, lors d’un violent conflit.

Saleh Arouri, assis à gauche, représentant du Hamas, et Azzam al-Ahmad, assis à droite, représentant du Fatah, pendant la signature d'un accord de réconciliation entre les factions palestiniennes rivales,  au Caire, le 12 octobre 2017. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)
Saleh Arouri, assis à gauche, représentant du Hamas, et Azzam al-Ahmad, assis à droite, représentant du Fatah, pendant la signature d’un accord de réconciliation entre les factions palestiniennes rivales, au Caire, le 12 octobre 2017. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)
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