Le Conseil de Paris vote en faveur d’une « Place de Jérusalem » dans la capitale
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Le Conseil de Paris vote en faveur d’une « Place de Jérusalem » dans la capitale

Celle-ci sera située dans le 17e arrondissement, "aux abords du lieu hautement symbolique du [futur] Centre européen du judaïsme", a expliqué la maire de Paris

Vue de Paris (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
Vue de Paris (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Ce 12 juin, le Conseil de Paris a décidé d’acter la création d’une « Place de Jérusalem » dans la capitale.

Celle-ci sera située à l’intersection de la rue de Courcelles et du boulevard de Reims, dans le 17e arrondissement – « aux abords du lieu hautement symbolique du [futur] Centre européen du judaïsme », a expliqué la maire de Paris, Anne Hidalgo, dans une lettre envoyée à Joël Mergui, président du Consistoire, le mois dernier.

A proximité, se trouve également le square Saint Odile, qui compte désormais deux allées nommées en hommage à Arié et Gabriel Sandler et Myriam Monsonégo, victimes toulousaines du terrorisme, mais également la place d’Israël.

« En cette triste période de recrudescence des actes à caractère raciste et antisémite, il me semble plus que capital de pouvoir rappeler les liens qui unissent la Ville de Paris à cette communauté. Pour cette raison, je suis très sensible à votre proposition de créer une place de Jérusalem au sein de la Capitale, qui permettrait également de commémorer l’amitié qui unit la ville de Paris à l’Etat d’Israël », avait indiqué Anne Hidalgo dans sa lettre, envoyée avant le vote du Conseil de Paris actant la décision.

Le projet est né en début d’année à l’initiative de Joël Mergui, suite à la visite du président israélien Reuven Rivlin à l’Hôtel de ville de Paris.

« Cette décision […] fait renaître dans l’espace public parisien un nom disparu des rues de la capitale depuis 1883 », a souligné le président du Consistoire, en réponse à l’annonce. Il faisait là référence à la « rue de Jérusalem », située à proximité du quai des Orfèvres, supprimée en 1883 suite à l’agrandissement du palais de Justice.

Selon Joël Mergui, la décision « est aussi l’occasion de matérialiser ce fait, rappelé à plusieurs reprises par madame la Maire de Paris : ‘La ville de Paris ne saurait être ce qu’elle est sans la présence de la communauté juive qui y habite et s’y épanouit’. »

« Alors que certains contestent la légitimité comme la participation active des juifs à l’histoire de France et sur le continent européen, cette décision fait œuvre de pédagogie », a-t-il ajouté.

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