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Le FBI enquête sur des menaces faites à l’encontre d’étudiants juifs et latinos

Des affiches au centre multiculturel de Long Beach montraient Hitler et le slogan d'Auschwitz, invitant à "finir ce qu'il a commencé"

L'entrée du camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau avec le tristement célèbre mot d'ordre "Arbeit macht frei" (Le travail libère). (Crédit : Joël Saget/AFP)
L'entrée du camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau avec le tristement célèbre mot d'ordre "Arbeit macht frei" (Le travail libère). (Crédit : Joël Saget/AFP)

Le FBI a été saisi d’une enquête sur des menaces contre des étudiants issus de minorités, l’université d’État de Californie, dont des étudiants latinos et juifs.

Jane Close Conoley, présidente du campus, a indiqué dans un email adressé aux étudiants et au personnel de l’université, qu’elle confirmait les menaces et l’enquête. Les menaces ont été faites par Internet, et via des prospectus placardés sur les murs du centre multiculturel de l’université, selon le Long Beach Press-Telegram.

« L’une des plus grandes forces de la démocratie est la liberté d’expression, qui inclut le discours raciste, et elle est protégée par le Premier amendement. Mais les menaces directes de violence ne sont pas tolérées », a écrit Conoley dans le mail collectif.

Des prospectus sur lesquels figurait le visage d’Adolf Hitler, sous le tristement célèbre panneau « Arbeit Mach Frei », au camp d’Auschwitz, et sur lesquels on peut lire « Finir ce qu’il a commencé », ont été affichés la semaine dernière sur les murs du centre multiculturel la semaine dernière.

La menace contre les étudiants latinos a pris la forme d’une publication sur la page Facebook de l’association étudiante La Raza. Le message menaçait de tirer sur les dirigeants de l’association.

La police de l’université enquête également sur ces incidents.

« Ces prospectus semblent avoir été placardés pour susciter une réaction émotionnelle », a déclaré le lieutenant Richard Goodwin, du département de la police du campus dans un e-mail, selon le Press-Telegram.

« Cependant, nous serions négligents si nous ne les considérions uniquement comme des objets de provocation. Notre rôle est de garantir un espace sûr et pacifique pour faciliter l’instruction. C’est pourquoi ces affaires font l’objet d’une enquête approfondie. »

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