Le frère de l’assassin de Rabin placé en résidence surveillée
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Le frère de l’assassin de Rabin placé en résidence surveillée

Hagaï Amir a souhaité la disparition du président israélien Reuven Rivlin sur son compte Facebook

Hagai Amir. (Crédit : Flash90)
Hagai Amir. (Crédit : Flash90)

Le frère de l’assassin d’Yitzhak Rabin a été placé en résidence surveillée mercredi, après son arrestation pour avoir souhaité la disparition du président israélien Reuven Rivlin sur son compte Facebook, a indiqué la police.

Hagaï Amir, libéré en 2012 après plus de 16 ans de prison pour sa participation aux préparatifs de l’assassinat par son frère de l’ancien Premier ministre, a été arrêté mardi après s’être répandu contre le président Reuven Rivlin sur sa page Facebook.

Le président israélien avait déclaré dimanche que « tant (qu’il) serait président », l’assassin de Yitzhak Rabin ne sortirait pas de prison et donc qu’il ne se servirait pas de son droit de grâce. Israël commémorait ces derniers jours le 20e anniversaire de l’assassinat de Rabin.

« Rivlin n’est pas celui qui va décider si mon frère est relâché ou non, seul Dieu peut en décider, de même que Dieu a décidé que Rabin mourrait », a écrit Hagaï Amir sur Facebook.

« C’est lui (Dieu) qui a décidé que Rivlin serait président et le temps est venu pour lui (Dieu) de décider que Rivlin, et l’Etat sioniste, doivent disparaître de la surface de la terre, comme cela s’est passé pour Sodome, en raison des crimes qu’ils ont commis légalement contre leur propre peuple. Ce jour n’est pas loin », a ajouté Hagaï Amir, reflétant les convictions de certains juifs radicaux qui ne reconnaissent pas la légitimité de l’Etat israélien.

Le 4 novembre 1995, Yigal Amir avait tué le Premier ministre travailliste israélien Yitzhak Rabin, 73 ans, de trois balles dans le dos, avec le but affiché de faire capoter les accords de paix israélo-palestiniens de 1993.

Yigal Amir purge une peine de prison à vie dans une prison sous haute sécurité.

Alors qu’il purgeait sa peine de prison pour complicité, Hagaï Amir avait été condamné à 12 mois de prison supplémentaires en 2006 pour avoir menacé la vie de l’ancien chef de gouvernement Ariel Sharon.

« En passant un seul coup de fil je peux faire en sorte que Sharon soit tué dans une explosion », avait-il déclaré au gardien de la prison dans laquelle il était incarcéré.

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