Le gouvernement de l’AP prête serment une 2e fois à cause d’une clause manquante
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Le gouvernement de l’AP prête serment une 2e fois à cause d’une clause manquante

L'avocat de Naplouse a relevé qu'il manquait dans le texte du serment une clause dans laquelle les ministres jurent d'être fidèles "au peuple et à son héritage national"

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, 6ème à droite, s'éloigne après avoir posé pour une photo de groupe avec les membres du nouveau gouvernement de l'Autorité palestinienne à Ramallah, en Cisjordanie, le 13 avril 2019 (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, 6ème à droite, s'éloigne après avoir posé pour une photo de groupe avec les membres du nouveau gouvernement de l'Autorité palestinienne à Ramallah, en Cisjordanie, le 13 avril 2019 (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Les ministres du nouveau gouvernement palestinien ont dû prêter serment une deuxième fois dimanche après qu’un avocat a remarqué l’absence de certains mots dans le texte utilisé lors de la première prestation la veille.

Avocat de la ville palestinienne de Naplouse, Nael Al-Hawah, a signalé cette omission sur sa page Facebook après l’investiture samedi du nouveau gouvernement du Premier ministre de l’Autorité palestinienne Mohammad Chtayyeh, en présence de son président Mahmoud Abbas.

Me Al-Hawah a relevé qu’il manquait dans le texte du serment une clause dans laquelle les ministres jurent d’être fidèles « au peuple et à son héritage national ».

« J’ai remarqué l’erreur et j’ai posté une mise à jour de statut sur Facebook », a déclaré l’avocat à l’AFP.

M. Chtayyeh l’a appelé pour reconnaître l’erreur et l’informer que les serments seraient répétés dans leur intégralité dimanche.

Selon l’agence de presse officielle palestinienne Wafa, l’erreur a été causée par une « faute de frappe ».

Selon M. Al-Hawah, l’omission aurait pu remettre en question la légalité du nouveau gouvernement palestinien.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à gauche, serre la main du nouveau Premier ministre Mohammad Shtayyeh dans la ville de Ramallah,; en Cisjordanie, le 13 avril 2019 (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Ce nouveau gouvernement est essentiellement composé d’alliés de longue date du Fatah de M. Abbas même si plusieurs petites formations politiques sont également représentées. La plupart des postes clé n’ont pas changé.

Le Hamas a dénoncé dans un communiqué « l’unilatéralisme et le monopole du pouvoir » de ce nouveau cabinet, appelant à un gouvernement d’union qui inclurait le groupe terroriste islamiste, au pouvoir dans la bande de Gaza et grand rival du Fatah.

Les deux mouvements sont à couteaux tirés depuis que le Hamas a pris le contrôle de l’enclave palestinienne en 2007, au terme d’une quasi-guerre civile avec le Fatah, un an après avoir remporté des élections parlementaires.

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