Le Hamas exige aux non-mariées un tuteur pour voyager
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Le Hamas exige aux non-mariées un tuteur pour voyager

La bande de Gaza est sous contrôle, depuis 2007 après de violents conflits avec le Fatah, des islamistes du Hamas, liés à la tendance des Frères musulmans

Un porte-parole du bras armé du groupe terroriste du Hamas à Gaza parle aux journalistes dans la ville de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza, le 11 novembre 2019 (Crédit : AP Photo/ Hatem Moussa)
Un porte-parole du bras armé du groupe terroriste du Hamas à Gaza parle aux journalistes dans la ville de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza, le 11 novembre 2019 (Crédit : AP Photo/ Hatem Moussa)

Les hommes et les femmes non mariées de la bande de Gaza n’ont désormais plus le droit de voyager sans autorisation d’un tuteur, d’après une nouvelle décision controversée du mouvement terroriste islamiste Hamas au pouvoir dans le territoire palestinien.

« Un parent ou un grand-père peuvent interdire à un garçon de plus de 18 ans de voyager si le voyage est préjudiciable, en engageant des poursuites devant le tribunal compétent », ont indiqué les autorités judiciaires dimanche soir, sans donner de détails sur ce qui était considéré comme « préjudiciable ».

« Il est interdit à une femme non mariée, qu’elle soit vierge ou non, de voyager sans permission d’un tuteur qui peut lui refuser de voyager en cas de préjudice », poursuit le texte de la décision signé par le président du Conseil suprême de la charia (loi coranique), Hassan al-Joujou, et qui a effet immédiat.

Enclave palestinienne de deux millions d’habitants, la bande de Gaza est sous contrôle, depuis 2007 après de violents conflits avec le Fatah, des islamistes du Hamas, liés à la tendance des Frères musulmans.

Cette décision du Hamas, qui intervient à l’heure d’élections internes au sein du mouvement et à l’approche des législatives palestiniennes normalement prévues en mai prochain, suscitait lundi de premières critiques.

Le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) a appelé, dans un communiqué, les autorités à annuler cette « atteinte à la loi fondamentale palestinienne et à la déclaration universelle des droits de l’homme ».

Basé à Genève, l’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme, un regroupement de dizaines d’ONG, a déclaré que la mesure des autorités à Gaza devait être « immédiatement retirée », considérée aussi comme une « violation » des lois palestiniennes et du droit international.

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