Le Jihad islamique dit qu’il ne veut pas de cessez-le-feu pour l’instant
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Le Jihad islamique dit qu’il ne veut pas de cessez-le-feu pour l’instant

Le porte-parole du groupe terroriste dit que ce n'est qu'après avoir achevé sa réponse à l'élimination par Israël de son commandant qu'il sera envisageable de rétablir le calme

Des membres palestiniens des Brigades Al-Qods, la branche militaire de l'organisation terroriste du Jihad islamique palestinien, marchent avec leurs armes pour montrer leur loyauté envers Ziad al-Nakhalah, le dirigeant palestinien nouvellement élu du mouvement soutenu par l'Iran, lors d'une manifestation dans les rues de Gaza, le 4 octobre 2018. (AP Photo/Adel Hana)
Des membres palestiniens des Brigades Al-Qods, la branche militaire de l'organisation terroriste du Jihad islamique palestinien, marchent avec leurs armes pour montrer leur loyauté envers Ziad al-Nakhalah, le dirigeant palestinien nouvellement élu du mouvement soutenu par l'Iran, lors d'une manifestation dans les rues de Gaza, le 4 octobre 2018. (AP Photo/Adel Hana)

Un porte-parole du Jihad islamique palestinien a déclaré mercredi que son groupe n’est pas intéressé à faire intervenir des interlocuteurs internationaux pour obtenir un cessez-le-feu avec Israël tant qu’il continuera à exercer des représailles pour le meurtre de son chef terroriste dans la bande de Gaza.

« Il n’est pas question de médiation. Il est inapproprié d’en parler, avec tout le respect que je dois aux efforts arabes [pour rétablir le calme] », a déclaré Musab al-Breim au site d’information Shehab du Hamas, qui est lié à l’organisation. « Une fois notre riposte terminée, il sera possible de parler d’accalmie. »

M. Breim a fait cette déclaration le lendemain du jour où Israël a tué le commandant en chef du Jihad islamique Baha Abu al-Ata à Gaza lors d’une frappe à l’aube. Des groupes terroristes à Gaza, y compris la branche militaire du Jihad islamique, les Brigades Al-Qods, ont par la suite tiré d’importantes salves de roquettes sur des villes et des villages de l’État juif, ce qui a provoqué des représailles israéliennes dans l’enclave palestinienne.

Mercredi après-midi, des groupes terroristes palestiniens continuaient de tirer un grand nombre de roquettes sur le sud d’Israël, tandis que l’armée israélienne continuait de mener des frappes dans Gaza.

Daoud Shehab, un autre porte-parole du Jihad islamique, a déclaré mardi à Al-Jazira qu’il était encore trop tôt pour parler de négocier un retour au calme.

Des responsables égyptiens, qui ont pris la parole sous couvert de l’anonymat, ont déclaré mardi que le Caire tentait d’apaiser les tensions entre Israël et les groupes terroristes. Les responsables ont ajouté que le Service général égyptien de renseignement avait intensifié les communications et « ouvert des canaux » avec les États-Unis et l’Union européenne.

Une source diplomatique qui a demandé à rester anonyme a déclaré mardi soir que le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen Orient, Nickolay Mladenov, se rendait d’urgence au Caire.

Un missile israélien lancé par le système de défense Dôme de fer, conçu pour intercepter et détruire des roquettes de courte portée et des obus de mortier, au dessus de Gaza City, le 12 novembre 2019. (Crédit : BASHAR TALEB / AFP)

La source a également déclaré que l’ONU avait été impliquée tout au long de la journée de mardi dans les efforts visant à désamorcer les tensions entre l’État juif et les organisations terroristes.

Au cours de l’année écoulée, tant les services de renseignements généraux égyptiens que Mladenov ont participé à la négociation de cessez-le-feu non officiels entre Israël et les groupes terroristes.

Des agents des services de renseignement égyptiens et Mladenov se sont fréquemment rendus à Gaza pour discuter des accords de trêve.

Des groupes terroristes à Gaza ont tiré environ 250 roquettes et obus de mortier sur le centre et le sud d’Israël mardi et mercredi, selon l’armée.

Des dizaines de roquettes ont été abattues par le système de défense antimissile Dôme de fer, a déclaré Tsahal.

Abou al-Ata était le véritable « commandant en chef » du Jihad islamique dans la bande de Gaza, qui avait ordonné au groupe de mener la plupart des importantes attaques à la roquette et aux frontières depuis l’enclave palestinienne ces derniers mois et avait prévu d’en faire davantage, a dit l’armée,

Plusieurs Israéliens ont été blessés mardi, soit par des tirs de roquettes, soit en courant vers des abris.

Entre-temps, 21 Palestiniens, dont Abou al-Ata, ont été tués par les frappes israéliennes depuis mardi matin et 69 autres ont été blessés, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza. Au moins 12 des personnes tuées ont été identifiées comme membres par des groupes terroristes.

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