Les salves de roquettes font près de 50 blessés, dont une fille de 8 ans
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Les salves de roquettes font près de 50 blessés, dont une fille de 8 ans

Un homme a été légèrement blessé par l'explosion d'une roquette sur l'autoroute ; une famille s'est mise à l'abri et a échappé à l'explosion de sa maison

Un véhicule garé devant une usine en feu, touchée par une roquette de Gaza, à Sdérot, le 12 novembre 2019. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Un véhicule garé devant une usine en feu, touchée par une roquette de Gaza, à Sdérot, le 12 novembre 2019. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Une fille de 8 ans fait partie de 39 personnes qui ont reçu des soins médicaux mardi, alors que les groupes terroristes palestiniens ont tiré plus de 160 roquettes pour réagir à l’élimination d’un haut commandant du Jihad islamique palestinien.

La fillette a perdu connaissance durant une attaque de roquette sur Holon et a été hospitalisée dans un état grave. Elle souffrirait d’arythmie cardiaque déclenchée par l’anxiété après que sa famille s’est précipitée dans la cage d’escalier de leur immeuble pour se mettre à l’abri.

Elle a été admise au centre médical Wolfson, où un médecin a indiqué à la Douzième chaîne qu’elle a été soignée par voie médicamenteuse.

Son état s’est amélioré et les médecins se sont montrés optimistes.

Des automobilistes israéliens s’accroupissent pendant qu’une sirène d’alarme retentit sur l’autoroute, le 12 novembre 2019. (Crédit : Twitter)

La fillette souffrait « d’une apparente arythmie causée par une attaque de panique », a déclaré le docteur Sion Huri, chef de l’unité de soins intensifs en pédiatrie à Wolfson, ajoutant que son état s’est stabilisé après avoir été prise en charge.

« C’est assez rare », a-t-il dit. « Nous n’avons pas vu de nombreux cas de notre vivants, mais je suis optimiste qu’elle se remettra. »

Par ailleurs, 15 autres personnes ont été blessées en tentant d’atteindre des abris anti-bombes et 13 personnes ont été prises en charge en état de choc.

Les groupes terroristes dans la bande de Gaza ont lancé mardi des dizaines de roquettes sur les villes et villages du sud et du centre du pays, pour riposter à l’élimination de Baha Abu al-Ata.

Vers 8 heures du matin, une roquette a été lancée sur le sud de Tel Aviv, déclenchant les sirènes dans la ville et sa périphérie. Des centaines de milliers de personnes se sont précipitées vers des abris anti-bombes.

Des roquettes palestiniennes tirées depuis la bande de Gaza, le 12 novembre 2019. (Crédit : BASHAR TALEB/ AFP)

Les tirs de roquettes se sont poursuivis durant toute la journée, et au moins 60 projectiles ont été interceptées par le système de défense Dôme de Fer. La plupart des roquettes tirées depuis Gaza sont tombées dans des espaces ouverts loin des zones densément peuplées.

L’une d’elle est tombée sur la Route 4, près de l’intersection Gan Yavne. Un homme de 35 ans a été légèrement blessé. La route et plusieurs voitures ont été endommagées. Les démineurs de la police ont été dépêchés sur place pour retirer le projectile.

A Netivot, une roquette a atterri sur une maison. La famille s’était mise à l’abri après l’activation des sirènes d’alerte et n’ont pas été blessées, mais d’importants dégâts matériels ont été causés.

Batsheva Hadad, qui a vécu dans cette maison pendant 11 ans, a raconté à la Douzième chaîne que sa famille a atteint l’abri à quelques secondes près.

« J’ai dit à mon mari de bloquer la porte, et il l’a verrouillée », a raconté Hadad. « Et quand j’ai entendu le boum dans la maison, j’ai compris que quelque chose s’était passé. »

Si Hadad assure « croire en Dieu », sa fille Levana a critiqué la décision de tuer Abu al-Ata, affirmant que sa mort ne valait pas la destruction de sa maison.

Batsheva Hadad et sa fille Levana, devant leur maison de Netivot, touchée par une roquette tirée depuis Gazan le 12 novembre 2019. (Crédit : Capture d’écran Douzième chaîne)

« C’est ma maison, cela ne valait pas la peine de tuer ce commandant », a-t-elle dit à la Douzième chaîne.

Une roquette a frappé un entrepôt de matelas de l’usine Hollandia à Sderot, une ville proche de la bande de Gaza, causant un incendie. Plusieurs camions de pompiers ont été dépêchés pour maîtriser les flammes, mais leurs efforts ont été ralentis par les nombreuses alertes qui les a contraints à stopper leurs activités pour se mettre à l’abri.

Avi Barssessat, PDG, a déclaré au site Ynet que l’immeuble de 4 000 m², qui risquait de s’effondrer, contenait des produits en attente de livraison.

« Je suis blessé par cette situation », a dit Barssessat. « Il est vrai que je ne saigne pas, mais les dégâts sont énormes. Je suis complètement détruit de voir ma vie partir en fumée. »

Deux autres roquettes ont atterri dans des cours d’immeubles de la ville. Elles n’ont fait aucun blessé mais ont causé des dégâts matériels.

Une autre roquette a atterri dans la ville côtière d’Ashkelon, sans faire de blessés.

Les écoles de la région de Dan ont été fermées, notamment à Tel Aviv, et dans la région de Yarkon. Les commerces ont également été temporairement fermés, mais on pu rouvrir dans la matinée, à la condition qu’ils soient situés à proximité d’abris, a indiqué l’armée. Dans la région de Dan et de Yarkon, l’armée a interdit les rassemblements de plus de 300 personnes.

C’est la première fois que l’armée ordonne la fermeture des écoles et des commerces dans la métropole de Tel Aviv depuis la guerre de Gaza en 2014, également appelée Opération Bordure protectrice.

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