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Le Jihad islamique et l’AP mobilisés pour un détenu palestinien en grève de la faim

Cela fait 135 jours qu'Abu Hawash refuse de s'alimenter pour protester contre sa détention administrative par Israël

Des Palestiniens lors d'un rassemblement en solidarité avec un prisonnier placé en détention administrative, Hisham Abu Hawash, dans sa ville natale de Dura, à proximité de Hébron, le 7 décembre 2021. (Crédit : WAFA)
Des Palestiniens lors d'un rassemblement en solidarité avec un prisonnier placé en détention administrative, Hisham Abu Hawash, dans sa ville natale de Dura, à proximité de Hébron, le 7 décembre 2021. (Crédit : WAFA)

Quelques heures après que deux roquettes tirées par les groupes terroristes de Gaza ont atteri au large de Tel Aviv, le Jihad islamique a menacé de nouvelles violences si un prisonnier palestinien, actuellement en grève de la faim en Israël, devait mourir.

Hisham Abu Hawash, originaire de la petite ville de Dura, à proximité de Hébron, refuse de s’alimenter pour protester contre sa détention depuis 137 jours, affirment ses avocats.

Le Comité international de la Croix rouge (CICR) a averti, fin décembre, que suite à son jeûne prolongé, Abu Hawash était dorénavant « dans un état critique » pouvant potentiellement entraîner sa mort.

« Il est soumis à une méthode d’assassinat, d’élimination », a fait savoir le Jihad islamique dans un communiqué qui a été émis samedi après-midi. « Nous en prendrons en charge les conséquences, conformément à notre engagement à répondre à tout assassinat criminel de la part de l’ennemi ».

Abu Hawash est prisonnier en Israël depuis le mois d’octobre 2020, selon ses avocats. Il a été incarcéré dans le cadre d’une détention administrative, ce qui signifie qu’il n’a pas été mis en examen pour un crime.

L’agence de sécurité intérieure du Shin Bet n’avait pas répondu à une demande de commentaire de la part du Times of Israël au moment de l’écriture de cet article. Les autorités israéliennes ont régulièrement recours à la détention administrative contre les individus soupçonnés de préparer des attentats terroristes.

Pour leur part, les groupes terroristes palestiniens à Gaza ont régulièrement menacé de représailles en réponse à l’état de santé de détenus palestiniens en grève de la faim. La majorité de ces menaces ne se sont jamais concrétisées dans la majorité des cas, les autorités israéliennes acceptent de ne pas renouveler la détention des prisonniers et ces derniers mettent un terme à leur jeûne.

L’Autorité palestinienne (AP) a également transmis une demande à Israël, réclamant la libération immédiate du détenu, a fait savoir un haut-responsable de l’AP, Hussein al-Sheikh, dimanche.

« Nous tiendrons le gouvernement israélien comme totalement responsable » d’un éventuel décès d’Abu Hawash, a écrit al-Sheikh sur Twitter.

Les responsables israéliens de la Défense affirment que placer en détention sans procès des terroristes présumés est parfois le seul moyen d’éviter des attentats brutaux. Les groupes de défense des droits de l’Homme estiment, pour leur part, que l’État juif abuse de cette pratique, l’utilisant également contre des individus qui ne présentent aucune menace imminente.

Les tensions dans tout Israël, à Gaza et en Cisjordanie se sont accrues, ces dernières semaines. Une série d’attentats terroristes palestiniens ont coûté la vie à  deux civils israéliens.

Les assaillants étaient essentiellement des adolescents ou des jeunes hommes sans lien clair avec des organisations terroristes établies, armés d’un couteau ou au volant de leur voiture. Mais deux des attentats ont été orchestrés par des membres du Jihad islamique munis d’armes d’assaut.

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