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Le label musical BMG se sépare de Roger Waters, régulièrement accusé d’antisémitisme

Dans une lettre ouverte en novembre, quinze organisations avaient appelé BMG à se séparer du chanteur controversé

Roger Waters lors d'un concert au United Center de Chicago, le 26 juillet 2022. (Crédit : Rob Grabowski/Invision/AP)
Roger Waters lors d'un concert au United Center de Chicago, le 26 juillet 2022. (Crédit : Rob Grabowski/Invision/AP)

Le label musical BMG a annoncé sa rupture de contrat avec le musicien britannique Roger Waters, ancien cofondateur et leader de Pink Floyd, connu pour son engagement anti-Israël et régulièrement accusé d’antisémitisme.

La décision fait suite « à ses multiples commentaires sur Israël, l’Ukraine et les États-Unis », a rapporté le magazine Variety lundi. Dans une lettre ouverte en novembre, quinze organisations avaient appelé BMG à se séparer du chanteur. 

Il avait rejoint le label en 2016, et celui-ci devait prochainement sortir une nouvelle version de l’album « Dark Side of the Moon » (1973) de Pink Floyd.

Plusieurs polémiques ont entouré en 2023 le musicien. Il a dénoncé devant l’ONU l’invasion russe de l’Ukraine mais aussi « ceux qui l’ont provoquée ». Ou lors d’un concert controversé à Berlin, lors duquel il portait un costume ressemblant à un accoutrement nazi, et après lequel le Département d’État américain a fustigé « des éléments antisémites pour dénigrer les Juifs ». M. Waters avait alors défendu « un message contre le fascisme, l’injustice et le sectarisme sous toutes ses formes ».

Roger Waters sur scène, à Berlin, en mai 2023. (Crédit : Capture d’écran Twitter ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Le musicien a également défendu ces dernières années des actions de boycott de produits israéliens au nom de la défense de la cause palestinienne.

En novembre dernier, Roger Waters avait indiqué dans une interview à un journal argentin n’avoir pas pu trouver à se loger dans des hôtels de Montevideo et Buenos Aires où il devait donner des concerts et avait dénoncé un boycott mené par « le lobby israélien ».

Les présidents du Comité central israélite d’Uruguay, Roby Schindler, et de l’ONG juive B’Nai B’Rith, Franklin Rosenfeld, avaient alors accusé Roger Waters d’être un « propagateur » de la haine juive, dans des lettres adressées à l’hôtel Sofitel de la capitale uruguayenne et diffusées sur les réseaux sociaux.

M. Schindler avait qualifié M. Waters de « misogyne, xénophobe et antisémite », tandis que M. Rosenfeld avait menacé de lancer une campagne anti-Sofitel si l’hôtel accueillait « l’artiste antisémite ».

« Je n’ai jamais eu une seule pensée antisémite de toute ma vie », s’était alors défendu Roger Waters, soulignant que ses critiques pointaient les actions du gouvernement israélien.

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