Le local de l’UEJF de l’université Paris-Dauphine vandalisé
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Le local de l’UEJF de l’université Paris-Dauphine vandalisé

« Ces individus, qui ont uriné sur le matériel du local associatif, ont filmé leur délit puis l’ont partagé sur les réseaux sociaux », a rapporté l’association

L’université Paris-Dauphine. (Crédit photo : Instagram / UEJF)
L’université Paris-Dauphine. (Crédit photo : Instagram / UEJF)

Ce mercredi, sur les réseaux sociaux, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a dénoncé et condamné la dégradation de son local de l’Université Paris-Dauphine.

« Le 30 mars 2019, des individus se sont introduits dans le local de l’Union des étudiants juifs de Dauphine à l’Université Paris-Dauphine (Paris 16e) », a rapporté l’association.

« Ces individus, qui ont uriné sur le matériel du local associatif, ont filmé leur délit puis l’ont partagé sur les réseaux sociaux. C’est le local des étudiants juifs de Dauphine qui a été visé exclusivement et spécifiquement comme en atteste la vidéo diffusée sur le réseau social Snapchat par les auteurs de cet acte inadmissible », ajoute l’association.

Dans la foulée, une plainte a été déposée par l’UEJF, qui s’est entretenue avec les responsables de l’Université Paris-Dauphine – dont la réactivité et leur « intention de signaler ces faits au Procureur de la République de Paris » ont été salués par l’association. Deux suspects extérieurs à l’établissement auraient été identifiés dans la vidéo partagée.

#Communiqué L’UEJF dénonce la vandalisation de son local à l’Universite Paris Dauphine : Le 30 mars 2019, des…

פורסם על ידי ‏‎Union des Etudiants Juifs de France [ UEJF ]‎‏ ב- יום שלישי, 2 באפריל 2019

En mars 2018, un autre local de l’UEJF avait été saccagé à l’université de la Sorbonne – dont le campus était alors occupé par des étudiants réclamant le retrait des lois ORE. Une armoire avait été jetée à terre et des inscriptions telles que « A mort Israël », « vive Arafat » ou « Palestine vaincra » avaient été retrouvées sur les murs.

« Depuis le début de l’année universitaire, des inscriptions antisémites se sont multipliées et banalisées à HEC, La Sorbonne, Assas, Grenoble ou Toulouse », explique l’UEJF dans son communiqué.

« Cet acte de vandalisme s’inscrit dans un contexte de recrudescence des actes antisémites à l’université », explique Sacha Ghozlan, président de l’UEJF. « Alors que 89 % des étudiants juifs de France ont déjà été confrontés à l’antisémitisme dans leur vie étudiante, selon notre Baromètre de l’antisémitisme à l’université, l’antisémitisme se banalise dans l’enseignement supérieur. Il suffit d’une minorité active et virulente pour que ces actes s’inscrivent dans le quotidien des étudiants. Nous demandons des sanctions extrêmement fermes à l’encontre des auteurs et une mobilisation totale de la communauté universitaire pour que ce type d’agissement cesse. »

En France, la dégradation d’un bien en raison de l’appartenance réelle ou supposée du propriétaire du bien et de son utilisateur à une ethnie ou une religion est passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.

En 2018, 541 actes antisémites ont été recensés dans le pays contre 311 l’année précédente – soit une hausse de 74 % –, selon un rapport publié par le ministère de l’Intérieur en février dernier.

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