Le mari récalcitrant l’est toujours malgré le report de l’enterrement de sa mère
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Le mari récalcitrant l’est toujours malgré le report de l’enterrement de sa mère

Yisrael Meir Kin a accusé le grand-rabbin ashkénaze David Lau de corruption et de répandre des "fake news"

Yisrael Meir Kin affirme n'avoir pas accordé le guett à sa femme malgré les pressions du rabbinat d'Israël, qui ont reporté l'enterrement de sa mère pour qu'il cède. (Crédit : capture d'écran Twitter)
Yisrael Meir Kin affirme n'avoir pas accordé le guett à sa femme malgré les pressions du rabbinat d'Israël, qui ont reporté l'enterrement de sa mère pour qu'il cède. (Crédit : capture d'écran Twitter)

Yisrael Meir Kin, un ultra-orthodoxe américain dont l’enterrement de la mère a été reporté et conditionné à la remise d’un acte de divorce religieux (guet) à sa femme, a nié mercredi avoir cédé aux exigences du Grand-Rabbinat israélien.

Le grand-rabbin ashkénaze David Lau a ordonné mardi que l’enterrement d’une femme soit suspendu jusqu’à ce que son fils accepte d’accorder à sa femme le guet.

Quelques heures plus tard, Kin, qui refuse à sa femme le divorce depuis plus de 15 ans, se serait dit disposé à lui remettre le guet, et sa mère, dont le corps a été acheminé depuis les Etats-Unis pour l’enterrement, a pu être inhumée.

En vertu de la loi juive, une femme ne peut pas se remarier tant qu’elle n’a pas obtenu le divorce religieux des mains de son ex-mari.

David Lau, grand rabbin ashkénaze d’Israël. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash 90)

Dans une vidéo diffusée par la Treizième chaîne, Kin a déclaré que Lau avait « répandu des mensonges à mon sujet, me forçant à réagir en pleines shiva », la période de deuil rituel juif.

« Le rabbinat a annoncé que parce qu’ils avaient retardé l’enterrement de ma mère, j’avais changé d’avis et accepté de remettre immédiatement un guet », a-t-il poursuivi. « Sachez que ce sont des fakes news. Aucun membre du rabbinat n’est venu vers moi et personne n’a accepté ceci en mon nom. »

Accusant le tribunal rabbinique de corruption, Kin a affirmé que Lau était lié à la famille de sa femme et qu’il avait donc un « intérêt spécial » dans cette affaire. Un proche de Lau a infirmé cette allégation à la Treizième chaîne, affirmant que le grand-rabbin n’avait pas de liens de parenté avec la femme.

Il a également affirmé que, contrairement à ce que les médias ont indiqué, à savoir qu’il refusait d’accorder le guet à sa femme, le document « l’attend depuis plus de dix ans » dans un tribunal rabbinique de Monsey, à New York.

Selon un article du New York Times en 2014, relayant les propos de Kin et de ses proches, Kin avait exigé un demi-million de dollars et la garde exclusive du fils du couple en échange du divorce. Il avait également dit qu’il ne suivrait de procédure de divorce qu’au tribunal rabbinique susmentionné de Monsey, que de nombreuses communautés orthodoxes et le rabbinat israélien, ne reconnaissent pas.

La décision de reporter l’enterrement, qui en vertu de la loi juive, doit être le plus rapide possible, a soulevé un tollé sur les réseaux sociaux.

En réponse au refus de Kin, le bureau de Lau a émis un communiqué dans lequel il se dit désolé du fait que l’homme, qui a refusé à sa femme le divorce religieux « depuis plus de 15 ans », « persistait dans son refus en dépit des accords conclus ».

Lau « continuera à mener une guerre sans relâche contre le phénomène du refus de guett« , et « fera tout ce qui est en son pouvoir, notamment [imposer] des sanctions encore plus sévères, pour régler des cas susceptibles de se produire ».

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