Le ministère de la Santé veut appeler les Israéliens revenus de Chine à s’isoler
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Le ministère de la Santé veut appeler les Israéliens revenus de Chine à s’isoler

Le ministère a aussi fait savoir qu'il examinerait la politique israélienne actuelle concernant les voyages à destination et en provenance de Chine

Un agent de sécurité dirige un homme vers une caméra thermique à une station de métro à Pékin, le mercredi 29 janvier 2020.  (AP Photo/Mark Schiefelbein)
Un agent de sécurité dirige un homme vers une caméra thermique à une station de métro à Pékin, le mercredi 29 janvier 2020. (AP Photo/Mark Schiefelbein)

Mercredi, le ministère de la Santé a annoncé qu’il envisageait d’appeler les Israéliens qui se sont récemment rendus en Chine à se mettre eux-mêmes en quarantaine alors que l’épidémie de coronavirus se répand.

Le ministère a déclaré que cela pourrait consister à demander à ceux qui ont voyagé en Chine d’éviter les lieux publics pendant quelques jours après leur retour, même s’ils sont en bonne santé et qu’ils ne présentent aucun signe du virus.

Il a également fait savoir qu’il examinerait la politique israélienne actuelle en matière de voyages à destination et en provenance de Chine.

Séparément, le ministère des Affaires étrangères a démenti les informations selon lesquelles il était en train de procéder à l’évacuation du personnel diplomatique israélien en Chine.

« Toutes les missions [diplomatiques] israéliennes en Chine continuent de fonctionner normalement et sont au service des Israéliens restés dans le pays », a rassuré un porte-parole du ministère.

La clarification est intervenue alors que le nombre de cas confirmés en Chine est passé à 5 974, dépassant les 5 327 cas déclarés lors de l’épidémie de SRAS en 2002-2003.

Le nombre de décès est passé à 170, ce qui reste en deçà des 348 personnes mortes en Chine du SRAS, ou syndrome respiratoire aigu et sévère. Les scientifiques affirment qu’il faut encore répondre à beaucoup de questions sur le nouveau virus, notamment la manière dont il se transmet et sa dangerosité.

Du personnel de sécurité portant des masques de protection devant le portrait du défunt leader Mao Zedon (en arrière plan) sur la place Tiananmen à Pékin, le 23 janvier 2020. (Photo par NICOLAS ASFOURI / AFP)

Des avions affrétés spécialement et transportant chacun environ 200 personnes sont arrivées au Japon et aux États-Unis tôt mercredi, alors que d’autres pays ont prévu des évacuations similaires de la ville de Wuhan, que les autorités ont fermée pour tenter de contenir le virus.

Les premiers cas au Moyen-Orient ont été confirmés mercredi avec une famille de quatre personnes originaires de Wuhan qui visitait les Émirats arabes unis. Des compagnies aériennes du monde entier ont annoncé qu’elles suspendaient leurs liaisons vers la Chine. Honk Kong a également interrompu ses liaisons ferroviaires à destination et en provenance de la Chine à minuit.

Le nombre de cas en Chine a augmenté de 1 459 par rapport à la veille, une augmentation moins forte que les 1 771 nouveaux cas enregistrés mardi. L’Australie et Singapour étaient parmi les pays ayant annoncé de nouveaux cas, alors que le nombre de patients infectés hors de la Chine a atteint les 70. La grande majorité des personnes malades viennent de Wuhan.

Quatre passagers du vol d’évacuation à destination du Japon toussaient et avaient de la fièvre, et deux ont été diagnostiqués avec une pneumonie.

On ne sait pas exactement s’ils ont contracté le nouveau virus, apparu en décembre. Ses symptômes, incluant la toux, la fièvre et dans les cas graves une pneumonie, sont similaires à de nombreuses autres maladies.

L’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Grande-Bretagne sont parmi les derniers pays à avoir annoncé qu’ils prévoyaient des évacuations.

L’Organisation Mondiale de la Santé a appelé les gouvernements du monde, même ceux dont les pays ne sont pas encore affectés par l’épidémie de coronavirus, à rester « en alerte » et à « prendre des mesures » pour éviter sa propagation.

« Le monde entier doit être en alerte maintenant. Le monde entier se doit de prendre des mesures », a prévenu Michael Ryan, chef du Programme urgences de l’OMS, lors d’une conférence de presse à Genève.

Dans cette photo du 26 janvier 2020 publiée par l’agence de presse Xinhua, des membres de l’équipe médicale se dirigent vers l’hôpital Wuhan Jinyintan dans le Wuhan, dans la province Hubei au centre du pays. (Cheng Min/Xinhua via AP)

Dans la province chinoise du Hubei, 17 villes dont Wuhan ont été fermées, piégeant plus de 50 millions de personnes, les plus grandes mesures de confinement jamais imposées.

Le nouveau virus est issu de la famille des coronavirus, incluant des virus qui peuvent entraîner un mauvais rhume mais aussi des maladies plus graves comme le SRAS et le MERS. Jusqu’à décembre, le MERS avait contaminé près de 2 500 personnes depuis son identification en 2012.

Le coronavirus et l’ampleur totale de sa propagation sont encore inconnus. Pourtant, l’OMS a fait savoir que la plupart des cas recensés jusqu’à présent « ont été bénins, avec environ 20 % de tous les cas infectés ayant développé une maladie grave ».

Les scientifiques pensent que l’on pourra répondre à des questions cruciales sur l’évolution du virus dans les prochaines semaines alors que l’épidémie évolue et que l’on comprend mieux comment les gens sont infectés.

Même si le ministère chinois de la Santé et d’autres ont suggéré que le virus se propageait avant que les personnes ne développent des symptômes, les données confirment qu’il ne s’est pas encore propagé au-delà de la Chine.

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