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Le ministère de l’Environnement dévoile les détails de la carte des risques climatiques

Inspiré de l'indice de risque national des USA, ce portail numérique interactif fournira des informations détaillées sur les risques potentiels liés au dérèglement climatique

À titre d'exemple, la carte des risques climatiques du ministère de l'Environnement pour la ville côtière d'Akko, au nord du pays. (Crédit : Ministère de l'Environnement)
À titre d'exemple, la carte des risques climatiques du ministère de l'Environnement pour la ville côtière d'Akko, au nord du pays. (Crédit : Ministère de l'Environnement)

Le ministère de l’Environnement a présenté jeudi de nouveaux détails sur un portail numérique en cours d’élaboration qui proposera des cartes interactives en temps réel des risques climatiques afin d’aider les décideurs et les autorités locales à se préparer à divers aspects du dérèglement climatique tels que les tempêtes, les inondations, les incendies, les vagues de chaleur et l’élévation du niveau de la mer.

Ce projet, lancé au début d’année, s’inspire d’un indice de risque national créé par l’Agence fédérale de gestion des urgences américaine (FEMA).

Après un travail approfondi sur ses aspects technologiques, la première version du portail devrait être mise en ligne l’année prochaine. Elle sera testée auprès des autorités locales qui ont répondu à un appel à l’aide du ministère pour créer des plans de préparation aux risques climatiques.

Combinant plusieurs sources d’informations, le portail numérique israélien proposera des « cartes d’indice de vulnérabilité » haute résolution et des prévisions de vulnérabilité basées sur des modèles créés par le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies. Il comprendra également des recommandations sur les réponses possibles aux défis posés par le dérèglement climatique.

Dans le cas des inondations, par exemple, il fournira des données sur les vulnérabilités économiques et sanitaires dans les différentes localités, en fonction de facteurs tels que la densité de population, la répartition par âge, la proportion locale de personnes en situation de handicap et le nombre de sous-sols. Il indiquera également où les autorités seront, ou non, en mesure de mener à bien les services de routine et d’urgence en cas de catastrophe, en se basant sur les routes principales locales, les établissements de santé et d’enseignement et les unités d’urgence.

Elle mettra également en évidence les vulnérabilités environnementales de zones telles que les réserves naturelles et les rivières, ainsi que les zones entourant les stations d’épuration des eaux usées et les usines contenant des matières dangereuses.

Parmi les potentielles recommandations pour faire face aux dangers engendrés par les inondations, il y aura la planification et la mise en œuvre de programmes de drainage et de récession des flux d’infiltration, l’augmentation des surfaces perméables, des toits verts et des zones urbaines vertes, ainsi que la protection et la restauration des zones humides pour augmenter l’absorption des eaux de pluie et réduire le ruissellement des eaux pluviales.

Le portail, qui sera régulièrement mis à jour, fournira des informations intégrées pour chaque localité.

La scientifique en chef du ministère de l’Environnement, Pr Noga Kronfeld-Schor, à gauche, et la ministre sortante de l’Environnement, Tamar Zandberg, lors d’une session sur la préparation au dérèglement climatique au pavillon israélien, à la conférence sur le climat de l’ONU COP27, à Charm el-Cheikh, en Égypte, 17 novembre 2022. (Crédit : Ministère de l’Environnement)

Le professeur Noga Kronfeld-Schor, scientifique au ministère de l’Environnement, qui a coordonné les travaux sur le portail, a déclaré au public de la conférence sur le climat de l’ONU COP27, à Charm el-Cheikh, que « la crise climatique affecte chaque région de manière différente – le risque, la sensibilité au risque et la capacité à se préparer aux effets du dérèglement climatique varient avec une haute résolution spatiale ».

Les responsables politiques et les décideurs ont donc besoin d’informations détaillées et accessibles pour les aider à s’orienter et à fixer les priorités en matière de préparation au dérèglement climatique.

Selon le sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC), jusqu’à 3,6 milliards de personnes sont très vulnérables aux effets du dérèglement climatique.

Les catastrophes naturelles ont causé des pertes mondiales d’environ 280 milliards de dollars pour la seule année 2021.

Le ministère de l’Environnement travaille sur ce projet avec la start-up israélo-américaine Tomorrow.io.

L’événement de jeudi, auquel participait un panel multinational, a également permis de présenter le nouveau tableau de bord de l’action climatique de l’OCDE (IPAC), qui comprend des indicateurs de dangers liés au climat et des études de cas de villes du monde entier.

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont considérés comme un point chaud du dérèglement climatique, car les températures y augmentent deux fois plus vite que la moyenne mondiale.

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